2005-04-28

La stratégie Nicox en 2005

L'objectif de NicOx est de consolider sa prééminence mondiale dans la recherche et développement de médicaments libérant de l'oxyde nitrique, afin de devenir une société biopharmaceutique intégrée et
profitable. Au cours de l’année 2004, NicOx a ré-examiné complètement son portefeuille de produits et sa stratégie de développement pour positionner la Société et être en mesure d’affecter ses ressources aux
opportunités les plus prometteuses. Les principaux axes de cette stratégie sont les suivants :

• Maximiser le retour sur investissement au travers d’activités de développement clinique ciblées et de collaborations stratégiques sélectionnées. En vue d’optimiser les chances d’atteindre la commercialisation de ses candidats médicaments, seule ou conjointement avec des partenaires, NicOx concentrera ses activités sur ses deux candidats médicaments les plus prometteurs et dont le développement est le plus avancé : HCT 3012 et NCX 4016. NicOx
poursuivra le développement de HCT 3012 et de NCX 4016 par des études cliniques de Phase III et, si nécessaire, jusqu’à obtention des autorisations de mise sur le marché.
Parallèlement, la possibilité de conclure des accords de collaboration sera envisagée s’il est estimé qu’ils valoriseraient davantage ces programmes. Les autres programmes de développement clinique portant sur des composés non licenciés (NCX 701, HCT 1026 et NCX 1020) seront, dans une large mesure, suspendus. La Société recherchera activement pour ces programmes des opportunités de conclure des accords de licence ainsi que d’autres moyens de financer le développement de ces composés.

• Assurer sa transformation en une société biopharmaceutique intégrée. Au travers d’une politique ciblée de développement interne et de partenariats, NicOx entend devenir une société biopharmaceutique intégrée disposant des droits de commercialisation pour ceux des
produits de son portefeuille pour lesquels elle estime une commercialisation directe possible.
Parallèlement, dans le futur, NicOx conduira, dans des domaines thérapeutiques précis, une démarche d’acquisition et / ou licence de produits.

• Accords de collaboration et rétention de droits de commercialisation stratégiques. NicOx cherche à développer des partenariats avec des groupes pharmaceutiques internationaux pour des produits destinés à un marché large et dominé par les médecins généralistes et, lorsque
cela est possible, NicOx conservera des droits de co-promotion et/ou co-marketing dans les territoires sélectionnés. Pour les produits destinés à des marchés spécialisés, NicOx recherche des accords qui lui permettront de conserver des droits commerciaux futurs significatifs. Parallèlement, NicOx poursuit activement sa recherche de nouveaux partenaires pharmaceutiques pour des collaborations portant sur des recherches de stade préliminaire.

Source : Document de référence 2004

2005-04-27

Pourquoi la biotech IDM a dû devenir américaine

C'est l'histoire d'une jeune société française de biotech qui, faute de trouver les financements nécessaires à son développement sur Euronext, s'est résolue à devenir une société américaine en fusionnant avec une petite entreprise, elle-même cotée au Nasdaq.
Battre pavillon américain pour se financer : un comble pour cette start-up qui a su convaincre Sanofi-Aventis de nouer un partenariat de dix ans et prendre 14% de son capital.
Au terme de cette transaction, le numéro trois de la pharmacie mondiale peut choisir vingt des nouvelles molécules en développement d'IDM. Un produit a déjà été levé : Uvidem, contre le mélanome.
Le parcours d'IDM, créée en 1993 et devenue en l'espace de dix ans le leader mondial de la thérapie cellulaire appliquée à différentes formes de cancers, illustre à merveille l'absurdité du système français.
Il n'y a aujourd'hui pas, ou peu, de place sur le marché boursier pour les sociétés innovantes en quête de financement. La dernière introduction en Bourse d'une biotech remonte à 1999, avec Nicox. «Aux Etats-Unis, il y a plus de 350 sociétés de biotech qui sont cotées sur le marché boursier», rappelle Jean-Loup Romet-Lemonne, fondateur et président d'IDM. «Les sociétés qui sont profitables aujourd'hui sont celles qui ont réussi à lever 400 à 600 millions de dollars. Il y a un an, nous cherchions 80 millions d'euros dans le cadre d'une introduction en Bourse en France et nous ne les avons pas eus.»
A ses yeux, il est absolument vital pour l'avenir de l'industrie pharmaceutique française qu'un environnement favorable soit développé afin de permettre l'éclosion de sociétés comme la sienne. «Il faut accepter l'idée qu'une biotech se construise à partir d'une succession d'étapes et de financements, martèle-t-il, et si des mesures gouvernementales doivent être mises en place, elles doivent prendre en compte les besoins spécifiques à chaque étape.»
IDM estime avoir fait la preuve de sa capacité à développer des projets et à consolider son savoir-faire. «En dix ans, nous sommes devenus leader mondial dans notre secteur. Nous avons créé une équipe en adaptant les compétences ; nous avons passé toutes les barrières et réussi à lever 100 millions d'euros en cinq tours de table. Mais le jour où il a fallu lever des financements que ne pouvaient nous octroyer les capitaux-risqueurs, le marché ne nous a pas suivis. Il n'est pas habitué à évaluer et favoriser l'investissement dans ce secteur», regrette Jean-Loup Romet-Lemonne. Le fossé est effectivement immense entre les investisseurs et les entreprises : IDM avait besoin de 80 millions d'euros ; on lui en proposait 300 000... En outre, la question principale des investisseurs est de savoir quand la société gagnera de l'argent. Difficile à dire quand on ne fait pas de chiffre d'affaires et que ses produits ne sont pas encore sortis.
Pour permettre à IMD et à ses équipes de poursuivre les travaux de commercialisation d'un premier produit en 2006, Mepact, indiqué dans le traitement d'un cancer des os des adolescents (l'ostéosarcome), IDM a annoncé en mars sa fusion avec une jeune société américaine, Epimmune, cotée au Nasdaq. La trésorerie est assurée pour les dix-huit à vingt-quatre prochains mois. «Nous allons là où les règles du jeu financier sont beaucoup plus claires et où le secteur des biotechnologies a déjà une maturité et une visibilité», se défend le patron d'IDM, qui a récemment déménagé son centre de décision à San Diego.
Désormais un des deux centres de production, le business development, la finance et une partie des études cliniques seront basés de l'autre côté de l'Atlantique.
En revanche, Jean-Loup Romet-Lemonne tient absolument à maintenir la recherche et un centre de fabrication dans l'Hexagone. «Nous voulons garder la propriété intellectuelle et le pôle d'innovation en France», répète-t-il.
Une bonne nouvelle pour la centaine de salariés employés en France...

Source : lefigaro.fr

2005-04-22

Article paru dans Le Monde: L'Amérique se construit un quasi-monopole dans les biotechnologies

Avec 190 médicaments et vaccins commercialisés de par le monde, et plus de 400 produits en développement en 2004, les médicaments d'origine biologique représentent 8 % à 10 % du chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique mondiale (chiffres 2003), mais déjà 40 % des nouvelles molécules mises sur le marché.

Insuline, facteurs de croissance recombinants, anticorps monoclonaux pour le traitement des cancers, thérapies géniques ou cellulaires... près de 250 millions de patients, de par le monde, bénéficient déjà des avancées de la recherche biotechnologique ­ la "biotech". Selon une étude réalisée en novembre 2004 par le cabinet de consultants Arthur D Little, pour le compte du syndicat professionnel Leem (Les entreprises du médicament), le marché biopharmaceutique devrait atteindre 100 milliards de dollars en 2010 (80 milliards d'euros) et représenter 12 % du chiffre d'affaires global de l'industrie pharmaceutique.

Pour tous les observateurs, il est acquis que les Etats-Unis se tailleront la part du lion sur ce marché stratégique. Une étude comparative d'EuropaBio, l'association européenne des industriels de la biotechnologie, rendue publique, mercredi 13 avril, au salon BioVision de Lyon, a permis de souligner l'avance prise par les Américains dans ce domaine.A partir d'une définition unique, et même restrictive, de la réalité que recouvre le terme "biotech" ­ les incubateurs, les consultants, certains fournisseurs de matériel médical ont été exclus du champ ­, il apparaît tout d'abord que les retards de l'Europe ne reposent pas sur une carence de l'esprit entrepreneurial : en 2003, 1 975 entreprises de biotechnologie ont été dénombrées dans l'Union européenne, contre 1 830 aux Etats-Unis. Ces entreprises sont surtout présentes en Grande-Bretagne (455) et en Allemagne (525), mais la France (225), la Suède (108) et la Suisse (98) occupent des positions significatives.

DÉCALAGE FINANCIER


En revanche, les faiblesses commencent dès que l'on aborde la question de la recherche et de son financement. En 2003 et en 2004, la biotechnologie a bénéficié de 15,7 milliards puis de 17 milliards d'euros d'investissements. A l'exception de l'année 2000, où les marchés financiers, alors au sommet de la "bulle" des nouvelles technologies, avaient investi 40 milliards d'euros, jamais les entreprises du secteur n'ont drainé autant de capitaux.Comment cette manne s'est-elle répartie géographiquement ? Très simplement : les entreprises américaines ont accaparé 85 % de l'argent investi. "Ce fossé, particulièrement apparent pour les entreprises de plus de cinq ans d'âge, est une cause de préoccupation majeure et handicape la compétitivité des biotechs européennes", a expliqué John Hodgson, directeur de l'étude EuropaBio.

Le cas des introductions en Bourse est éclairant. Fin 2003, alors que le secteur finissait de panser les plaies du krach de 2000 et que les marchés boursiers européens restaient obstinément fermés aux "biotechs", six jeunes pousses (start-up) américaines levaient un montant global de 380 millions de dollars sur le Nasdaq. En Europe, seule la britannique Sinclair Pharma créait la surprise en obtenant 12,6 millions d'euros, en 2003, à Londres. En 2004, le climat ayant changé, 15 entreprises européennes ont été cotées, levant au total 414 millions d'euros.Sur la même période, 32 entreprises américaines ont levé 1,27 milliard d'euros.

EuropaBio affirme que ces décalages financiers n'apparaissent justifiés par aucune "avance particulière dans les programmes technologiques ou dans les développements cliniques". "En revanche, les entreprises américaines avaient grandi plus vite et avaient investi des montants plus importants en recherche et développement", précise l'étude.Les investisseurs présents au premier tour de table d'une jeune pousse peuvent, aux Etats-Unis, se montrer d'autant plus généreux avec ces entreprises grandes consommatrices de liquidités, qu'ils sont souvent assurés de retrouver leurs capitaux à moyen terme, grâce au Nasdaq, le marché boursier consacré aux entreprises de technologie. "Non seulement le Nasdaq fournit du cash à des entreprises qui en ont besoin, mais il sert de réassurance à des primo-investisseurs soucieux de retrouver tout ou partie de leurs capitaux", souligne l'étude européenne.

Ce décalage financier engendre des inégalités en série entre les deux rives de l'Atlantique. Les entreprises américaines de biotechnologie emploient deux fois plus de personnes (172 400 salariés) ­ donc de chercheurs ­ que les européennes (94 200). Ces dernières investissent presque trois fois moins en recherche et développement (6 milliards d'euros) que leurs rivales américaines (16,4 milliards d'euros en 2003), qui ont une capacité d'endettement quatre fois supérieure (5,9 milliards d'euros en 2003).

Sauf à regrouper ses forces, l'industrie européenne n'apparaît pas en mesure de disputer sa suprématie à son homologue américaine. Elle est trop divisée. Première en Europe, sur ce secteur d'avenir, la Grande-Bretagne ne représente que 10 % de la biotechnologie américaine, et communique peu avec l'Allemagne et encore moins avec la France. Marchés, chercheurs et projets de recherche demeurent cloisonnés.

Au point qu'en France, pour beaucoup de créateurs d'entreprises de biotechnologie, l'avenir apparaît sous la forme d'une fusion avec une entreprise américaine ou d'une introduction au Nasdaq. La construction d'une Europe de la recherche et de l'innovation reste à faire.

Yves Mamou
Article paru dans l'édition du 23.04.05

source:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-641877@51-641990,0.html

En France, le secteur est boudé par les marchés financiers

Nicox est la dernière start-up de biotechnologie à avoir pu s'introduire à la Bourse de Paris. C'était en 1999. Depuis, seul bioMérieux ­ qui n'a rien d'une jeune pousse mais se développe dans la biotechnologie ­ a sauté le pas, en 2004. En Grande-Bretagne, pas moins de 18 laboratoires de biotechnologie ont attiré un total de 310 millions d'euros en 2004.


"L'émergence de Londres comme place boursière dominante des biotechnologies en Europe s'explique notamment par l'existence, depuis novembre 2001, de l'indice techMARK Mediscience", explique Louis-Marie Bachelot, consultant d'Alcimed. Cet indice, représentatif du secteur biomédical, a progressé de 32 % en 2004 et a dépassé de 52 % la valorisation des grands laboratoires.

En France, la dynamique financière ne prend pas. S'il existe bien, d'un côté, des fonds d'amorçage richement dotés et des capital-risqueurs en quête d'occasions, et de l'autre, des ingénieurs créatifs et des jeunes pousses innovantes dans la biotechnologie, ces deux mondes ne se rencontrent guère. Et les laboratoires s'étiolent faute de financement.

Retoquée en 2004 à la Bourse de Paris, la société française IDM a ainsi dû racheter Epimmune, cotée au Nasdaq, pour valoriser ses travaux auprès d'investisseurs. Enzynomics, spécialisé dans la recherche de catalyseurs biologiques pour l'industrie chimique, a été contraint de fermer faute de capitaux, tout comme Valigen, qui développait des techniques génomiques. Urogène n'a dû sa survie qu'à son passage dans le giron du groupe Pierre Fabre, tandis que Entomed ou Bioprotein cherchent des financiers désespérément.

Ayant échoué à créer les conditions favorables au développement des biotechnologies, voilà vingt ans, la France a du mal à faire fonctionner un dispositif d'aides créé il y a quelques années. Le Nouveau Marché a ouvert en 1996 pour accueillir les jeunes pousses de haute technologie et, en 2003, un statut de la Jeune entreprise innovante (JEI) a presque défiscalisé l'investissement.


UNE URGENCE


En 2004, le financement de la recherche par dons et legs a été institué, et en septembre, assureurs et mutuelles ont annoncé leur intention de consacrer 6 milliards d'euros, pris sur les fonds d'assurance-vie, à la capitalisation des "PME à fort potentiel". A cet arsenal s'ajoutent la création d'une agence nationale de la recherche et la création de pôles de compétitivité. Autant de preuves d'une prise de conscience politique.

Lundi 25 avril, le Conseil pour l'attractivité de la France, créé à Matignon il y a six mois, devrait proposer de nouveaux outils pour que la biotechnologie survive en France. Une urgence, car malgré la richesse du terreau, les jeunes pousses dépérissent. Philippe Pouletty, président de France Biotech, se bat pour créer un statut de la Jeune entreprise cotée (JEC), qui permettrait des défiscalisations pour inciter les investisseurs à s'intéresser aux entreprises de moins de 2 000 salariés et de moins de 150 millions d'euros de chiffre d'affaires.

La société de conseil Alcimed, de son côté, propose un programme en six points qui passe par la création d'un fonds d'amorçage dédié aux biotechnologies, une concentration de l'investissement public sur les premiers tours de table, des réductions d'impôts pour les personnes investissant dans des entreprises innovantes, etc. Reste que tous ces dispositifs ont un coût, sur lequel le ministère de l'économie a son mot à dire.

Yves Mamou
Article paru dans l'édition du 23.04.05

source:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-641879@51-641990,0.html

Biotechnologies : En France, le secteur est boudé par les marchés financiers

Nicox est la dernière start-up de biotechnologie à avoir pu s'introduire à la Bourse de Paris. C'était en 1999. Depuis, seul bioMérieux ­ qui n'a rien d'une jeune pousse mais se développe dans la biotechnologie ­ a sauté le pas, en 2004. En Grande-Bretagne, pas moins de 18 laboratoires de biotechnologie ont attiré un total de 310 millions d'euros en 2004.

Article à lire sur le site du Monde.fr

2005-04-06

NICOX SA : CIC Securities vise 9 euros

Investir.fr

Il faut se pincer pour y croire. Une note de CIC Securities fixe un objectif de 9 euros sur Nicox. Le courtier estime que la récente augmentation de capital réussie par la société de biotechnologie récemment (26 millions d'euros levés), tout comme les développements de certains produits sont des éléments positifs. L'analyste souligne également l'intérêt de grands laboratoires pour la société de biotechnologie. Pfizer par exemple a signé un accord avec Nicox.

2005-04-05

Novel Aspirin Offers Promise for Colorectal Cancer Prevention

Most people probably would not associate car exhaust fumes with cancer prevention. Those fumes, however, contain nitric oxide (NO), gas molecules also produced by human cells that are essential to the regulation of a host of important biological functions, from the immune response to blood pressure.

La suite ici.
Merci à Patrick, de boursorama, pour l'info.