2006-03-28

Nicox dans la Vie Financière

Pourquoi avons-nous sélectionné cette valeur ?

Le 21 mars dernier, nous proposions de conserver et d'acheter à 8,65 euros pour viser 10 euros. Voilà ce que nous écrivions : "Tout dépendra des nouvelles à venir, de l'étendue ou non des partenariats, de la découverte ou pas de nouveaux médicaments…".
Aujourd'hui, les bonnes nouvelles sont au rendez-vous (le partenariat avec Merck a en effet était très apprécié par le marché). Désormais, Nicox vaut 13,24 euros. Nouvel objectif, à 15,20 euros. La plus-value latente moyenne est de 120% (Nicox avait été proposé à l'achat à 3,35 euros et à 8,65 euro

La collaboration avec l'américain Merck (pour le développement d'antihypertenseurs) est à l'origine du nouvel engouement du marché pour la valeur. En échange, le français percevra 9,2 millions d'euros.

Source

CMC-CIC Securities relève encore son objectif

NicOx : relèvement d'objectif

CM-CIC Securities a relevé de 11,40 à 14 euros son objectif sur l'action NicOx, ayant actualisé la valorisation de chaque molécule en développement. Le bureau d'études recommande toujours l'achat du dossier.

L'analyste a principalement revu en hausse la valeur des co-développements Pfizer et Merck & Co ainsi que la valeur du HCT3012 pour lequel il attend désormais un pic de vente de 2,2 milliards d'euros en cas de réussite (probabilité de succès estimée à 66%). CM-CIC Securities laisse inchangées ses prévisions sur les autres développements à l'exception de NCX1510 et NCX4016, minorés en fonction des retards.


On peut noter que l'analyste, bien connu de M. Garufi est le seul à suivre le dossier de près et à intervenir régulièrement lors des conférences données par Nicox.

Entretien avec Michele Garufi sur Boursier.com

Entretien avec Michele Garufi
28/03/2006 - 15h43

Michele Garufi, PDG de NicOx :
Si les développements se poursuivent favorablement, 2007 sera l'année clé pour se préparer à devenir une société intégrée

Boursier.com : Considérez-vous que la récente hausse du titre NicOx tende à mieux refléter les perspectives de la société ?

Michele Garufi : Absolument ! Beaucoup ont écrit au sujet de NicOx sans même prendre la peine de parler aux dirigeants, sans s'intéresser au projet ou chercher à comprendre notre technologie... Je ne suis pas du tout d'accord avec le terme de "spéculation" : il n'est absolument pas étonnant que la nouvelle selon laquelle deux des plus grands laboratoires mondiaux ont vu un potentiel important dans la technologie de NicOx entraîne une revalorisation du titre. De plus, nous sommes probablement la seule société européenne de biotechnologie a détenir un produit de phase III avec un tel potentiel.

La progression du cours me semble normale, et à mon avis nous sommes encore loin des niveaux que NicOx pourrait atteindre à l'avenir.

Boursier.com : Pour un investisseur particulier qui n'est pas forcément au fait des spécificités d'un secteur aussi technique et à cycle aussi long que la biotechnologie, n'est-il pas difficile d'appréhender justement la valeur des sociétés comme NicOx?

M.G. : Effectivement il est plus prudent pour les investisseurs particuliers de conserver une certaine distance par rapport au secteur lorsqu'ils ne disposent pas de connaissances techniques et ne maîtrisent pas les risques et les potentiels de l'industrie... Il faut bien comprendre qu'il est parfois nécessaire d'attendre des années pour obtenir le retour sur investissement, qu'il existe des risques d'étapes importants pour aboutir à l'objectif, avec des hausses et des baisses énormes dans l'intervalle. En tant qu'actionnaire individuel, ou bien on fait preuve de beaucoup de patience parce qu'on croit dans la technologie, ou bien il vaut mieux rester à l'écart des biotechnologies. C'est le conseil que je donne à mes propres amis ! Moi-même, j'ai parfois du mal à appréhender le potentiel de projets qui ne sont pas de mon domaine de compétence...

Boursier.com : L'approche spéculative est donc dangereuse...

M.G. : Se contenter d'acheter tel titre parce qu'il monte ou de vendre parce qu'il baisse est un comportement très risqué, surtout si l'on vise un investissement très court. C'est à mon sens une erreur qui a contribué à faire tomber le secteur de la 'biotech' en Allemagne et en partie en France.

Boursier.com : Le problème n'est-il pas généralement un manque de culture biotechnologique au niveau européen ? On se souvient d'IDM ou de Flamel Technologies, parties lever des fonds aux Etats-Unis...

M.G. : Le problème est un manque de confiance envers les petites sociétés. Trop souvent, une mauvaise nouvelle est associée à un échec définitif et on se détourne de la société. Un important potentiel est ainsi gâché, cela est désastreux pour la recherche européenne. De plus en plus les sociétés de biotechnologie se tournent vers les Etats-Unis où les dirigeants rencontrent des investisseurs, des analystes et des journalistes qui comprennent la nature de cette activité et ses risques. Dans le cas de NicOx, pensez que les actionnaires américains représentent aujourd'hui plus de 60% du tour de table, contre seulement 10% lors de l'introduction en bourse ! Notre premier actionnaire avec 25%, l'américain Oppenheimer, est toujours resté présent, quelles que soient les difficultés.

Boursier.com : Une cotation sur le Nasdaq est-elle prévue ?

M.G : Pas à brève échéance.

Boursier.com : Tournons-nous maintenant vers la suite de l'année 2006 et les prochaines étapes...

M.G. : Concernant nos derniers accords, il est clair que deux sociétés aussi importantes que Pfizer et Merck & Co ont mis derrière ces projets des forces de frappe financière et humaine que NicOx ne pourrait déployer seule. Nos partenaires ont clairement l'intention de commencer le développement clinique le plus tôt possible, même si nous ne pouvons dire aujourd'hui à quelle date... Si l'on considère que les produits phares de Pfizer et Merck dans les domaines concernés (ophtalmologie et hypertension respectivement) perdent leur exclusivité en 2011, ils doivent préparer très rapidement des successeurs pour être prêts avant l'arrivée des génériques. Bien sûr le détail de ces programmes doit encore être déterminé.

Boursier.com : Qu'en est-il de votre molécule 3012 ?

M.G. : Il est plus que certain que nous aurons des nouvelles sur le futur de notre molécule phare 3012, dont les résultats de l'étude en cours devraient, selon les indications dont nous disposons aujourd'hui être prêts avant Noël. Qui plus est, nous discutons avec la FDA et l'EMEA pour définir, au-delà de cette première étude, quelles autres études seront nécessaires avant de déposer notre demande d'AMM. Tous ces éléments devraient contribuer à clarifier le potentiel de NicOx auprès des investisseurs. Le HCT3012 reste un projet à risque... toutefois, en cas de succès, le produit pourrait générer un chiffre d'affaires bien au-delà du milliard de dollars.

Boursier.com : Comptez-vous recruter un partenaire de développement à l'issue de ces premiers résultats de Phase III ?

M.G. : Nous avons des contacts avec plusieurs groupe pharmaceutiques, il est certain que NicOx ne dispose pas seul des moyens nécessaires pour commercialiser le HCT3012. Toutefois nous ne sommes pas pressés par le temps et notre priorité dans un premier temps est de définir précisément le programme d'études nécessaires à la constitution du dossier.

Boursier.com : Quel type d'accord cherchez-vous ?

M.G. : Nous rechercherons un accord du même type que notre accord avec Merck, c'est-à-dire en conservant des droits de co-développement et surtout de co-promotion. S'agissant d'un accord sur un produit beaucoup plus avancé, les conditions devraient également être plus avantageuses.

Boursier.com : Dans cette attente, avec les paiements reçus récemment, de quelle visibilité financière disposez-vous ?

M.G. : On peut parler de deux ans et demi sur la base des programmes en cours aujourd'hui, mais cela n'a guère de sens en réalité dans une société comme la nôtre puisque tout dépend des opportunités qui pourront se présenter à nous : soit pour lever de nouveaux fonds, soit pour suivre au-delà du HCT 3012 d'autres projets intéressants dans notre portefeuille de recherche.

Boursier.com : Le rachat d'un réseau pour vous aider à commercialiser d'éventuels médicaments est-il une option envisagée ?

M.G. : Notre objectif, si les projets avancent sur la bonne voie et nous permettent de continuer de façon indépendante, est de disposer de notre propre réseau de vente. Si les développements se poursuivent favorablement, 2007 sera l'année clé pour se préparer à devenir une société intégrée. Cela peut éventuellement passer par le rachat de produits ou de lignes de vente à condition que ce soit dans un domaine où NicOx sera présent dans le futur avec ses propres produits (aujourd'hui en cardiologie ou en rhumatologie avec le HCT3012).

Boursier.com : D'autres nouvelles prochainement des autres composés NCX 1000 et 1020 ?

M.G. : Pour le NCX 1000 nous attendons le début de la Phase II dans l'hypertension portale chez les patients cirrhotiques au cours du trimestre prochain, avec Axcan. Concernant le NCX 1020 dans la bronchopneumopathie chronique obstructive une étude de Phase II devrait commencer au cours du dernier trimestre 2006, en collaboration avec Topigen. Les résultats de ces deux études ne sont pas attendus avant 2007.

Propos recueillis par Guillaume Bayre
©2006 Boursier.com

2006-03-27

Nicox dans le Journal des Finances

(Flash boursier)
Sur le front des valeurs faisant partie de l'Eurolist compartiment C, après une petite pause vendredi, Nicox poursuit son envol et s'octroie 15.68%. Le titre est toujours recherché en raison notamment des perspectives de développement qui apparaissent de plus en plus illimitées pour l'entreprise de biochimie française. Les annonces récentes de contrats de partenariat avec les géants américains de la pharmacie Merck et Pfizer ont contribué à alimenter cette hausse.
Source

2006-03-25

a propos de strategie long terme

Je ne peux m'empêcher de citer un post paru sur Boursorama (post concerné) :
Les mauvaises raisons pour vendre
*Chronique extraite du volume « Investir à la Bourse et s’enrichir » de l’auteur Bernard Mooney.

Pour l'investisseur à long terme, il n'y a pas de plus grave bêtise que de vendre un titre uniquement parce qu'il s'est apprécié. C'est l'antithèse du placement à long terme intelligent et lucratif. Je l'ai déjà dit : l'objectif de l'investisseur à long terme n'est pas d'acheter un titre à 10 $ pour le revendre à 12 $, à 15 $ ou même à 20 $. L'objectif est de le conserver le plus longtemps possible de façon à multiplier son investissement initial par 10, par 100, voire par 1000.

Par exemple, Philip Fisher confiait dans une entrevue accordée au magazine Forbes en 1996 que chaque tranche de 10 000 $ qu'il avait investie dans Motorola en 1957 valait tout près de deux millions de dollars. Un autre titre qu'il n'a pas voulu nommer s'est apprécié par 60 entre 1977 et 1996. C'est le genre d'appréciation que vous devez viser (sans prétendre que c'est facile et que ces titres courent les rues).

Le comportement des investisseurs est souvent bizarre, très bizarre, sans relation avec le comportement relativement rationnel des êtres humains. Vendre un titre après une hausse de 50 % (par exemple), c'est comme dire que ce titre vient d'épuiser son potentiel. L'idée de cet investisseur est de prendre un profit rapide de peur que le titre ne dégringole par la suite.

C'est un comportement trop souvent dicté par les fluctuations boursières de tous les jours. Si vous avez acheté un titre en raison de son potentiel de croissance sur 10 ans, il est irrationnel de croire qu'après une appréciation de 50 %, il n'a plus de potentiel. Si c'est vrai, c'est que votre travail initial d'évaluation était déficient. Pensez de plus à tout votre travail d'analyse pour étudier et comprendre l'entreprise en question: avez-vous vraiment bien été récompensé pour tout ce travail?...

Une analogie simpliste fera comprendre l'irrationalité de ce comportement. C'est Georges Lafortune qui cherche l'âme soeur depuis plusieurs années sans succès. or, un jour, il rencontre une personne qu'il trouve bien de son goût. Après quelques rencontres, il constate qu'effectivement ils ont beaucoup de plaisir ensemble et qu'ils partagent bien des valeurs et des intérêts et que, en plus, c'est réciproque.

Si Georges est un investisseur comme on en voit souvent, c'est maintenant le temps de dire adieu à la personne rencontrée... de vendre pour tenter d'en trouver une autre. Stupide, dites-vous? Bien sûr que c'est stupide. C'est un comportement stupide dans la vraie vie comme c'est stupide de vendre une compagnie à la Bourse parce que son titre s'est apprécié de quelques points de pourcentage ou de quelques dollars.

Cela me rappelle Fred Housel, photographe de la région de Seattle qui est devenu millionnaire en conservant des actions de Microsoft pendant plus de 10 ans. J'ai lu l'histoire de M. Housel dans le quotidien Wall Street Journal en 1999. Il a acheté 100 actions de Microsoft en octobre 1986, en a vendu puis en a racheté. En juin 1999, ses actions valaient 1,2 million de dollars. Si le fait de garder ses actions est un si grand exploit, il ne manque pas de préciser que s'il n'avait vendu aucune action, son placement original vaudrait 3,8 millions.

Il y a plusieurs enseignements dans l'aventure de Fred Housel. D'abord, lorsque Microsoft est devenue société ouverte en mars 1986 à 21 $, le titre était déjà très populaire dans la région. Il n'a pas acheté à ce moment. Le titre s'est apprécié de 33 % le premier jour à la Bourse et il a cru qu'il devenait trop cher. «Je me suis dit : Maudit, je l'ai manqué. » C'est une réaction stupide d'investisseur néophyte. Pour un investisseur à long terme, ce n'est pas un bond de 30 % du titre qui lui enlève son potentiel.

Par la suite, le titre s'est stabilisé et M. Housel a pris son courage à deux mains et a acheté 100 actions à environ 30 $ US. Le titre a rapidement grimpé à 40 $ US. Il a vendu pour encaisser un profit rapide de 1000 $ US en six semaines. Il se prenait pour un génie de la Bourse à ce moment, mais aujourd'hui il se pose la question: «Que vaudraient ces actions vendues à la hâte?» (Réponse: 1,3 million de dollars en juin 1999 et chacune de ces actions est devenue 144 actions après les fractionnements.)

Fred Housel a eu la sagesse d'acheter à nouveau, ce que plusieurs investisseurs n'osent jamais faire, se disant qu'ils ont définitivement manqué le bateau. La hausse d'un titre fait partie du passé et ne devrait pas influencer le jugement de l'investisseur lorsque vient le temps d'analyser son potentiel futur. En juin 1987, il a acheté 150 actions à environ 108 $ US chacune, tout juste avant le célèbre krach de 1987. Malgré la dégringolade du titre (plus de 30 %), il a conservé ses actions de Microsoft. il avait perdu plus de 5 000 $ US sur son placement de plus de 16 000 $ US. Il a même racheté 100 nouvelles actions en 1988, après avoir vendu d'autres titres en portefeuille. Le titre avait rapidement regagné le terrain perdu. Combien d'investisseurs rachètent des actions de leur titre gagnant après avoir vendu des perdants? Trop peu. La plupart rachètent de leurs perdants après avoir vendu de leurs gagnants.

Par la suite, le titre n'a rien fait pendant 18 mois, une période proche de l'éternité pour l'investisseur typique. Pendant les années qui ont suivi, M. Housel n'a pas fait grand-chose et il remercie son courtier en valeurs mobilières pour cela. Chaque fois qu'il se sentait sur le point de paniquer, son courtier le réconfortait.

Il a commencé à vendre de ses actions au milieu des années 1990 pour financer la construction d'une maison de 335 000 $ US. Entre 1995 et 1997, il a vendu 1300 actions et il a donné 700 actions à son épouse et à d'autres parents. Il a commenté justement au Wall Street Journal: «Chaque fois que j'ai vendu des actions de Microsoft, je l'ai regretté. » En juin 1999, ses 14 000 actions restantes valaient 1,2 million de dollars, soit environ 115 fois ce qu'il a payé.

Ce placement représente une très grande partie de son portefeuille et de son avoir. Chaque fluctuation du titre a un impact massif sur sa valeur nette et cela peut être très énervant. il faut donc du courage pour conserver un grand gagnant comme Microsoft au fil des ans, beaucoup plus qu'on peut l'imaginer. Beaucoup plus en tout cas que pour vendre un titre après un soubresaut de 30 %, souvent le fruit du hasard boursier.. (Je me dois d'ajouter cette parenthèse, écrite au milieu de 2001: deux ans, plus tard, le titre de Microsoft se retrouve à un prix inférieur à ce qu'il était au moment de l'article du Wall Street Journal. Ce n'est jamais arrivé dans son histoire. De plus, en 2000, il a perdu environ 60 % de sa valeur. Je me demande si M. Housel a vendu ou s'il a suffisamment la foi pour être patient.)

Microsoft a été un des titres les plus performants des 15 dernières années, mais je serais curieux de savoir combien des personnes qui ont eu la chance (ou le génie) de l'acheter à sa première année en Bourse l'ont conservé plus de cinq ans. Combien ont vendu pour la simple et stupide raison que le titre s'était apprécié de 50% ou 100%? C'est une erreur stupide parce qu'une entreprise ne cesse pas de progresser parce qu'on a vendu ses actions. Et si elle conserve son potentiel de croissance, plusieurs années plus tard on prend conscience de la dimension de l'erreur.

La grande règle d'or de la Bourse pour l'investisseur à long terme est de conserver ses gagnants longtemps, le plus longtemps possible... d'une part, parce qu'ils sont si rares (les compagnies de la trempe de Microsoft sont TRÈS rares) et, d'autre part, parce que c'est la seule façon de laisser le temps faire son oeuvre. Le temps permet à la compagnie de réaliser tout son potentiel et le temps vous permet de profiter de cette croissance qui s'exprime par l'effet des intérêts composés à l'abri des vices comme l'impôt et des frais de transactions.

Si les années m'ont appris une chose, c'est qu'il est toujours trop tard lorsque vient le temps de vendre un titre de qualité médiocre et toujours trop tôt lorsqu'il est question de vendre une entreprise exceptionnelle.

Bernard Mooney

Merci à big_eric d'avoir diffusé cette chronique.

Nicox dans Investir - article complet du 25 mars

22 VALEURS MOYENNES
Samedi 25 mars 2006
Investir n° 1681
Après l’excellente nouvelle qu’avait constituée la signature, début mars, d’un accord majeur avec Pfizer dans le développement de produits ophtalmologiques, le petit laboratoire niçois réitère. Il vient d’annoncer
mardi une nouvel accord avec Merck, qui porte cette fois sur l’utilisation de sa technologie brevetée de libération d’oxyde nitrique dans la mise au point de médicaments contre l’hypertension.
L’action, qui avait bondi de près de 80 % le 4 mars, s’envolait de 25 % mardi et gagnait encore 10,8 % jeudi, en clôture. Nicox percevra en 2006 une somme initiale de 9 millions de dollars et recevra par la suite des paiements d’étape d’un total de 279 millions, qui seront échelonnés en fonction des avancées cliniques des composés actuellement en phase préclinique.
Ainsi, en 2006, le chiffre d’affaires de Nicox devrait atteindre au moins 32 millions (contre 7 millions en 2005), en intégrant le paiement initial de 23 millions de Pfizer.
La motivation du laboratoire américain Merck, dont le produit leader, le médicament contre l’hypertension Cozaar, tombe dans le domaine public en 2011, est certainement de préparer l’avenir.
Surtout, cet accord valide la technologie de Nicox dans le traitement
de l’hypertension artérielle.
Cela constitue un atout supplémentaire pour le produit phare de
Nicox, l’anti-inflammatoire HCT 3012, actuellement en fin de phase
clinique III et destiné aux patients souffrants d’arthrose. Son intérêt majeur est l’absence d’effets secondaires sur la pression artérielle, ce qui n’avait pas été le cas de l’ex-anti-inflammatoire phare de Merck, le Vioxx, qui a causé des accidents cardio-vasculaires chez des patients arthritiques souffrant d’hypertension…
« Nous sommes très confiants quant à une commercialisation de
notre antidouleur HCT 3012. Aujourd’hui en discussion avec les
autorités de santé américaines (FDA) pour définir le plan de développement nécessaire à une demande de mise sur le marché de ce dernier, nous sommes convaincus que la FDA ne nous imposera pas
de nouvelles études cliniques longues, compte tenu de la nature de notre composé, qui est un dérivé du Naproxène, une molécule très
connue », explique le président de Nicox, Michele Garufi.
A. B.
NOTRE CONSEIL
Nous avions de nombreuses fois conseillé de parier sur la valeur
dans l’optique spéculative de la signature d’éventuels partenariats.
La crédibilité de la recherche de Nicox augmente avec ces accords
et son projet principal approche du but. Nous maintenons ce conseil.

Nicox, coup de coeur d'Investir

VENDREDI 24 MARS 2006

LE COUP DE CŒUR D’« INVESTIR »
Nicox. Après avoir signé récemment un partenariat avec Pfizer, la société
de biotechnologie vient de conclure un nouvel accord avec l’américain Merck, ce qui met en avant la qualité de sa technologie.
Malgré la très forte hausse du cours de Bourse, plus d’un doublement
en un mois, il existe encore un fort potentiel d’appréciation compte tenu des perspectives de sa nouvelle molécule phare.

Nicox : nouvelle flambee du cours apres un accord avec Merck

Nicox : nouvelle flambée du cours après un accord avec Merck

Source : IdMidcaps

21/03/2006 16:46:00

Bis repetita En un mois et deux accords majeurs signés avec des grands groupes pharmaceutiques, Nicox a clairement retrouvé les faveurs des investisseurs. Alors que le titre végétait encore le 1er mars dans la zone des 3,4 euros, il a atteint un plus haut en séance à 8,39 euros. La raison de cette nouvelle poussée a été l'annonce de la signature -avec Merck cette fois- d'un accord de collaboration majeur pour le développement de nouveaux médicaments antihypertenseurs utilisant la technologie brevetée de libération d'oxyde nitrique de NicOx.

Cet accord fait suite à l'achèvement réussi de la collaboration de recherche entre les deux sociétés, laquelle a généré des résultats prometteurs. Selon les termes de l'accord, NicOx recevra un paiement initial de 9,2 millions d'euros (US$ 11,2 millions) et pourrait recevoir des paiements supplémentaires potentiels liés au franchissement d'étapes de 279 millions d'euros (US$ 340,2 millions). NicOx dispose de l'option de co-promouvoir les produits résultant de cet accord, moyennant une rémunération en fonction du nombre de visites rendues auprès de médecins spécialistes, tels que les cardiologues, aux Etats-Unis et dans certains des principaux pays européens. De plus, Merck versera à NicOx des royalties d'un montant conforme aux pratiques de l'industrie sur les ventes de tous produits résultant de cette collaboration.

Proof of concept. « Cet accord est très important car il montre que notre technologie montre une preuve de concept indirecte pour un autre de nos produits en phase III qu'est le HCT3012 », souligne Michele Garufi le PDG du groupe. Un produit qui avait été rejeté par AstraZeneca en février 2003 et dont l'axe thérapeutique est le traitement de l'arthrose chronique. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois n'avait pas souhaité poursuivre la collaboration sur ce produit en raison de la non-satisfaction de critères de tolérance gastrique. Pourtant il faut savoir que 40% des personnes souffrant de douleur chronique liée à l'arthrose sont hypertendues et que l'épisode du Vioxx de Merck qui avait du être retiré de la vente après avoir causé le décès de patients présentant des problèmes cardiovasculaires a montré les effets secondaires dangereux de la famille des coxibs (inhibiteur sélectif d'une enzyme appelée cyclo-oxygénase-2).

Les résultats de la phase III sur le HCT-3012 pourraient être communiqués d'ici la fin de l'exercice. L'objectif de la direction est de licencier ce produit le plus tard possible si ces résultats s'avéraient bien entendu positifs. Après Pfizer et Merck, Nicox pourrait donc signer potentiellement un accord encore plus important car ce produit est dans une phase bien plus avancée ce qui augmente de fait son potentiel d'arriver sur le marché et sa valeur intrinsèque. Il est d'ailleurs intéressant de noter que Merck après l'épisode du Vioxx est sorti du marché des anti-inflammatoires et que Pfizer dispose actuellement des médicaments leader. GSK en revanche pourrait se révéler intéressé au vu des résultats jugés « peu encourageants » de la phase III de son candidat médicament « 381 » destiné au traitement de l'arthrose osseuse.

A 16h50, le titre progresse de 24,25% à 8,25 euros dans un volume de plus de 2,9 millions de pièces traitées.

NicOx : CM-CIC Securities releve a nouveau son objectif

NicOx : CM-CIC Securities relève à nouveau son objectif
Finance Plus, le 21/03/06 à 11:06

Soulignant l´importance du deuxième contrat majeur annoncé par NicOx en quelques jours, cette fois-ci avec Merck & Co, CM-CIC Securities (à l´achat depuis belle lurette) relève aujourd´hui une nouvelle fois son objectif de cours (de 10,90 à 11,40 euros). L´analyste estime en outre que le flux d´actualité devrait se poursuivre.

Après cet accord de co-développement avec le groupe Merck & Co (évolution naturelle, souligne le bureau d´études, de l´accord de recherche signé en 2003 puis étendu en novembre 2005) pour un composé en phase pré-clinique dans l´hypertension, CM-CIC Securities liste le newsflow probable d´ici la fin de l´année :

- redémarrage de NCX4016 éventuellement même dans l´artériopathie oblitérante des membres inférieurs (en ciblant les patients diabétiques ou les plus gravement atteints), décision de relance attendue au premier semestre ;
- résultats de la première étude de phase 3 sur HCT 3012 (ex-AZD3582) dans le traitement de l´arthrose du genou, laquelle étude vise à prouver que HCT 3012 est aussi efficace que le naproxène mais n´a pas d´effet néfaste sur la tension artérielle, à la fin de l´année ;
- un ou plusieurs accords pour les composés mis en suspens lors du recentrage du groupe (NCX701 voire HCT1026).

http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=178191

Analyse par boursier.com

Si le nouvel accord de développement signé avec Merck & Co constitue évidemment un succès pour les équipes de chercheurs de NicOx, le groupe continue de croire que son avenir se situe au-delà des éprouvettes et des spectromètres. Détail révélateur, l'accord comprend une option de co-promotion des produits résultant de la recherche commune, un élément essentiel à la stratégie de NicOx. "Nous entendons utiliser cette opportunité pour favoriser notre transformation en une société biopharmaceutique pleinement intégrée", a rappelé le PDG du groupe Michele Garufi.
NicOx a en effet l'intention de se doter de moyens marketing et commerciaux, un modèle de réussite selon le dirigeant parmi les biotechs connaissant les plus beaux succès. Conserver autant qu'il est possible les droits de commercialisation, c'est tout simplement s'assurer de conserver la plus grande partie des revenus des produits.
Autant que faire se peut, NicOx s'efforce donc de garder au moins une partie des droits de commercialisations des composés issus de sa technologie de libération d'oxyde nitrique.
Cette exigence a visiblement guidé la société dans ses négociations avec le groupe américain...
Non seulement NicOx conserve l'option de co-promouvoir aux Etats-Unis et dans certains des principaux pays européens les produits résultant de son accord avec Merck & Co, mais il obtient de Merck une contribution aux frais de commercialisation puisqu'il percevra une rémunération en fonction du nombre de visites rendues auprès de médecins spécialistes (principalement les cardiologues). En outre, Merck versera à NicOx des royalties, d'un montant tenu secret mais "qui n'est clairement pas symbolique" sur les ventes de tous produits résultant de cette collaboration.

Selon Michele Garufi qui s'exprimait aujourd'hui dans une conférence téléphonique l'accord Merck constitue une opportunité considérable pour établir une force de vente viable et ciblée. Cette capacité commerciale pourrait ensuite être utilisée pour la commercialisation d'autres composés. Par exemple le HCT3012 en lequel NicOx place visiblement de très, très gros espoirs... (Si le composé remplissait toutes ses promesses thérapeutiques et parvenait sur le marché, il paraît évident que le million d'euros ne serait plus un ordre de grandeur suffisant).
Les deux accords majeurs annoncés en moins de trois semaines, crédibilisant la recherche de NicOx, et la progression corrélée de sa capitalisation boursière, pourraient même inciter le groupe à plus d'agressivité. Damian Marron, vice-président de la société chargé du développement, n'exclut pas d'éventuelles opérations de fusion ou acquisition : "Il y a plusieurs façons d'établir une force de vente. Une fusion ou une acquisition pourrait en être une. Nous regardons évidemment du côté des entreprises qui réussissent déjà dans ce domaine".
boursier.com article pa
yant

Nicox dans Challenges

Challenges 21/3/2006

Mardi 21 mars 2006
Nicox se dore la pilule


Presque 40% en quatre jours! A plus de 8 euros, l'action Nicox (Code Cox) a maintenant dépassé son sommet de mai 2003. C'est l'effet de l'annonce d'un accord avec le groupe Merck. La firme pharmaceutique américaine va développer de nouveaux médicaments antihypertenseurs en utilisant la technologie brevetée de libération d'oxyde nitrique de Nicox. C'est la suite logique des accords noués en 2003 et étendus en 2005, qui pourraient peut-être aboutir à une prise totale de contrôle de Nicox par merck... à un prix sympathique. Le CM-CIC securities est en tous cas très confiant sur le titre, qu'il conseille depuis longtemps et qu'il voit aller jusqu'à 11,4 euros.

Mais au vu de cette annonce, le potentiel du titre parait bien supérieur. Si 9,2 millions d'euros tombent instantannément dans l'escarcelle de Nicox grâce à cette accord, il y a surtout, potentiellement, 250 millions d'euros à recevoir en fonction du dégré d'utilisation par Merck de la technologie Nicox. Ce potentiel (qui reste un potentiel pour le moment) n'est pas entièrement pris en compte. Ajoutez-y la réussite probable du développement, en parallèle, de deux ou trois molécules en partenariat avec des grands laboratoires : ce n'est plus 14 euros qui sera l'objectif mais 25 à 30 euros.

Eric Tréguier
http://challengestempsreel.nouvelobs.com/blogs/blog_Bourse.html

NicOx pourrait devenir un Amgen europeen

DJ INTERVIEW: NicOx pourrait devenir un Amgen européen - PDG
Dow Jones


PARIS (Dow Jones)--Le président-directeur général de NicOx SA (7413.FR) a déclaré mardi que son médicament HCT 3012 pour le traitement de l'ostéoarthrite, qui en est à la dernière étape de la phase de développement clinique, pourrait propulser le groupe de biotechnologie au premier rang de son secteur.

Si les essais de phase III sont concluants, NicOx pourrait devenir l'Amgen européen, a affirmé le patron du groupe, Michele Garufi, à Dow Jones Newswires, en faisant référence à l'américain Amgen Inc (AMGN), le numéro un mondial des biotechnologies.

M.Garufi a indiqué que NicOx compte recruter d'ici le début de l'été les 820 patients qui participeront au programme de Phase III, lequel doit confirmer l'absence d'interférence du médicament avec la tension artérielle. Le groupe pense pouvoir publier les résultats de l'étude au quatrième trimestre 2006.

L'américain Merck (MRK) a retiré du marché en septembre 2004 son médicament Vioxx contre l'arthrite après qu'une étude a montré qu'il multipliait par deux les risques d'infarctus au bout de 18 mois de traitement.

Le HCT 3012 pourrait potentiellement remplacer le Vioxx et générer un chiffre d'affaires annuel compris entre 1 et 2 milliards d'euros, a assuré M.Garufi.

Mardi, NicOx a annoncé un accord de collaboration avec Merck & Co. pour le développement de nouveaux médicaments antihypertensifs utilisant la technologie de libération d'oxyde nitrique de NicOx.

Aux termes de cet accord, NicOx recevra un paiement initial de 9,2 millions d'euros et pourra recevoir ensuite des paiements aux différentes étapes de développement équivalent à un montant total de 279 millions d'euros.

NicOx a déjà alloué au début du mois à Pfizer Inc.(PFE) des droits exclusifs pour l'utilisation de sa technologie de libération d'oxyde nitrique dans le domaine de l'ophtalmologie, cet accord lui ayant rapporté 23 millions d'euros pour la première année, auxquels sont susceptibles de s'ajouter 300 millions d'euros de paiements liés au franchissement d'étapes de développement.

Merck & Co ne souhaite sans doute pas voir les liens entre NicOx et Pfizer permettre à ce dernier de devenir le partenaire privilégié de NicOx pour un accord de licence sur le HCT 3012, compte tenu du potentiel commercial de ce médicament, estime François Hamon, analyste de CM-CIC Securities.

Mais M.Garufi a déclaré qu'étant donné que le HCT 3012 en est aux dernières étapes de développement, NicOx ne recherche pas désespérément un partenaire pour le moment. Il a indiqué que le groupe avait été approché, mais que s'il devait signer un accord de collaboration maitenant, il exigerait de conserver la majeure partie des droits de commercialisation.

En 2005, NicOx a enregistré une hausse de 442% de son chiffre d'affaires, à 6,5 millions d'euros, et a vu ses charges d'exploitation croître de 7,0 millions d'euros, à 22,8 millions d'euros.

Le groupe a déclaré à Dow Jones Newswires que son chiffre d'affaires 2006 devrait grimper de 23%, à 8 millions d'euros, tandis que ses charges d'exploitation devraient augmenter de 31%, à 30 millions d'euros.

NicOx, détenu à 60% par des actionnaires américains, a indiqué que sa trésorerie nette atteignait actuellement environ 74 millions d'euros, en inclant les accords avec Merck et Pfizer.

-Laetitia Fontaine, Dow Jones Newswires
Article original

2006-03-21

NicOx S.A. et Merck & Co., Inc. signent un accord majeur, exclusif et mondial, dans le domaine des antihypertenseurs

(21/03/2006 08:56:00)

Le 21 mars 2006. Sophia Antipolis, France (www.nicox.com) et Whitehouse Station, New Jersey, Etats-Unis (www.merck.com).

NicOx S.A. (Eurolist : NICOX) and Merck & Co., Inc., annoncent aujourd'hui avoir signé un nouvel accord majeur de collaboration pour le développement de nouveaux médicaments antihypertenseurs utilisant la technologie brevetée de libération d'oxyde nitrique de NicOx. Cet accord fait suite à l'achèvement réussi de la collaboration de recherche entre les deux sociétés, laquelle a généré des résultats prometteurs.

Selon les termes de l'accord, NicOx recevra un paiement initial de € 9,2 millions (US$ 11,2 millions) et pourrait recevoir des paiements supplémentaires potentiels liés au franchissement d'étapes de € 279 millions (US$ 340,2 millions). NicOx dispose de l'option de co-promouvoir les produits résultant de cet accord, moyennant une rémunération en fonction du nombre de visites rendues auprès de médecins spécialistes, tels que les cardiologues, aux Etats-Unis et dans certains des principaux pays européens. De plus, Merck versera à NicOx des royalties d'un montant conforme aux pratiques de l'industrie sur les ventes de tous prod uits résultant de cette collaboration.

L'accord porte sur les dérivés donneurs d'oxyde nitrique de plusieurs classes majeures d'agents antihypertenseurs pour le traitement de la tension artérielle élevée, des complications de l'hypertension, et d'autres pathologies cardiovasculaires et apparentées. Merck dispose du droit exclusif de développement et commercialisation des antihypertenseurs utilisant la technologie de libération d'oxyde nit rique de NicOx dans le traitement de l'hypertension systémique.

NicOx continuera d'être impliquée dans le nouveau programme de recherche qui sera centré sur l'identification de candidats tête de série au développement, alors que Merck financera et gèrera toutes les activités de développement précliniques et cliniques supplémentaires qui suivront l'identification des composés tête de série.

" Nous sommes très satisfaits d'initier cette nouvelle collaboration avec NicOx dont le but est de traiter l'un des problèmes de santé les plus importants au niveau mondial, " a déclaré Anthony Ford-Hutchinson, Ph.D., Executive Vice President, Research Medicine, Merck Research Laboratories. " Nous pensons que la technologie innovante de libération de NO de NicOx a le potentiel de conduire au développement de médicaments antihypertenseurs nouveaux et améliorés. Avec ce nouvel accord, nous renforçons notre excellente collaboration existante avec NicOx afin de combiner les compétences de NicOx dans la recherche avec le leadership de Merck en matière de développement et de commercialisation dans ce domaine, avec l'objectif commun de faire progresser les soins aux patients. "

"Nous sommes ravis de la signature de ce nouvel accord avec Merck qui démontre l'importance de notre recherche dans le domaine cardiovasculaire " a déclaré Michele Garufi, PDG de NicOx. " L'option de co-promotion des produits résultant de cet accord aux côtés de Merck, qui détient depuis longtemps l'une des principales franchises de l'industrie dans le domaine cardiovasculaire, est essentielle à la stratégie de NicOx. Nous entendons utiliser cette opportunité pour favoriser notre transformation en une société biopharmaceutique pleinement intégrée. "

La signature de ce nouvel accord majeur fait suite à la finalisation positive de la précédente collaboration de recherche avec Merck, laquelle a généré des résultats prometteurs montrant que la libération d'oxyde nitrique peut améliorer l'efficacité d'agents antihypertenseurs dans des modèles in vivo. Les résultats ont montré qu'un prototype de composé antihypertenseur donneur de NO était plus efficace pour abaisser la tension artérielle que le composé apparenté de référence largement utilisé dans des modèles établis d'hypertension. Des données préliminaires prometteuses ont été obtenues avec une classe supplémentaire d'antihypertenseurs. Merck et NicOx vont maintenant se concentrer sur l'identification de candidats au développement.

" Nous pensons que la libération d'oxyde nitrique offre le potentiel de fournir des agents antihypertenseurs disposant d'une efficacité améliorée, " a ajouté Ennio Ongini, Vice-Président de la Recherche chez NicOx. " Les résultats obtenus dans le cadre de notre collaboration de recherche conjointe avec Merck valident le concept que la libération d'oxyde nitrique augmente l'activité antihypertensive. Nous avons hâte de voir cet important programme entrer en phase clinique dès que possible, suite à la signature de ce nouvel accord avec Merck. "

Des études cliniques de grande ampleur ont depuis longtemps démontré qu'une hypertension non contrôlée augmente de manière significative les risques d'insuffisance cardiaque, d'infarctus, d'attaque cérébrale et d'insuffisance rénale. Malgré le caractère indiscutable de cette donnée, les traitements demeurent insuffisants et il est estimé que moins de la moitié des patients sous traitement antihypertenseur ont une tension artérielle contrôlée. Le recours à une combinaison de deux médicaments ou plus est souvent nécessaire pour atteindre la tension artérielle cible des patients, ce qui montre la persistance du besoin de traitements plus efficaces.

Des résultats expérimentaux suggèrent que l'oxyde nitrique endothélial, libéré à partir de la paroi interne des vaisseaux sanguins, joue un rôle important dans le contrôle de la tension artérielle. De plus, l'action de l'oxyde nitrique semble interagir avec le système rénine-angiotensine et l'équilibre entre ces deux systèmes de signalisation semble important dans le contrôle de la tonicité vasculaire et dans le fonctionnement du rein.


Source :companynewsgroup.com

2006-03-12

NCX-4016 et cisplatine pour lutter contre le cancer ovarien

Association favorable d'un dérivé de l'aspirine et de la chimiothérapie pour combattre le cancer de l'ovaire

Une nouvelle étude, utilisant des cellules ovariennes cancéreuses, montre des résultats prometteurs dans le traitement de ce cancer en combinant la chimiothérapie cisplatine avec un composé dérivé de l'aspirine qui rend les cellules cancéreuses récidivantes moins résistantes à la chimiothérapie. Cette étude est parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Selon le docteur Periannan Kuppusamy, professeur de médecine interne au centre du cancer de l'université d'état de l'Ohio, typiquement dans un premier temps le cancer de l'ovaire est traité par la chirurgie suivie par une chimiothérapie au cisplatine; cependant le cisplatine n'est plus un traitement efficace lorsqu'il y a récidive du cancer ovarien. Les cellules cancéreuses ovariennes s'adaptent et deviennent résistantes à ce médicament. Une fois traitées avec le cisplatine les cellules cancéreuses ovariennes développent une abondance de thiols, qui sont une sorte d'antioxidants cellulaires qui protègent le cancer contre la chimiothérapie.

L'étude montre que l'oxyde nitrique provenant d'un dérivé de l'aspirine, le NCX-4016, réagit avec les thiols cellulaires, ce qui a comme conséquence d'arrêter la prolifération des cellules cancéreuses. De plus l'oxyde nitrique réduit les thiols rendant les cellules cancéreuses plus sensibles à la chimiothérapie.

Le docteur Kuppusamy va poursuivre sa recherche avec des modèles d'animaux.

La présente recherche a été faite en collaboration avec le Dr. Louis Ignarro de l'école de médecine de l'université de Californie à Los-Angeles, qui avec deux de ses collègues a reçu en 1998 le prix Nobel de physiologie pour ses recherches sur la le rôle biologique de l'oxyde nitrique.

(publié le 16/02/2006)
Source : http://www.medicms.be/dt4/cancerovaire.htm

Le loup n'est plus dans la bergerie, il dort dans notre lit

Pfizer cible sa croissance externe sur les biotech

Leader mondial de la pharma, Pfizer est aussi le labo qui a signé le plus de deal (licence et acquisition) l’an dernier. De plus Pfizer dispose d’un pipeline bien rempli.

Mais quand plusieurs brevets sont attaqués ou vont tomber dans le domaine public, Pfizer veut rester très actif, et prévoit de 1 à 4 milliards de dollars d’acquisition.

La croissance externe se fera surtout dans les biotechnologies. Plutôt que des grosses fusion comme celle avec Pharmacia dernièrement, Pfizer envisage des acquisitions ou des prises de participation majoritaires dans des biopharma plus modeste.

Actuellement, Pfizer, qui revendique la huitième place mondiale dans les biotechnologies avec 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires, vise la quatrième place pour 2010.


http://www.quilliet.net/index.php/2006/03/pfizer-cible-sa-croissance-externe-sur-les-biotech/


Nous voilà prévenus !!

NCX4016 et cancer colon

Je voulais juste confirmer que l'étude menée conjointement avec le NCI est prévue (était prévue devrais-je dire!) pour durer 6 mois. En croisant les différents articles et communiqués de presse, on parvient à cette conclusion car:

1) Le 13 mars 2003, Nicox annonce l'obtention d'une 3ème subvention du NCI. On apprend dans ce communiqué que "Le déroulement de cette étude impliquera le recrutement de 240 sujets, répartis en trois groupes de taille égale (faible dose, dose élevée et placebo)."

http://www.nicox.com/upload/NIH%20Grant%20NCX%204016-French.pdf

2) Le recrutement des patients a semble-t-il duré plusieurs années, car cette étude a débuté seulement au mois d'avril 2005 comme on le trouve mentionné dans l'article du NCI: "It will recruit 240 patients at high risk of colorectal cancer and test whether, after 6 months of treatment, the drug can prevent or arrest the growth of microscopic lesions found in the colon lining, called aberrant crypt foci, which are thought to be polyp precursors."

http://www.cancer.gov/ncicancerbulletin/NCI_Cancer_Bulletin_040505/page4

L'étude s'est donc théoriquement terminée au mois d'octobre 2005. En prenant en compte l'analyse des données, Nicox devrait être à présent en mesure de publier les résultats de celle-ci. C'est d'ailleurs peut-être en fonction de ces résultats que mister Garufi prendra une décision sur le devenir thérapeutique de cette molécule (d'autant que la période de subvention du NCI parvient à échéance au mois de juin 2006).

http://www.nicox.com/update/NicOx_2006/NewFiles/SG%20Cowen%20presentation%20-%20March%206-9%2006.pdf (page 27)

Voilou. Reste plus qu'à croiser les doigts pour que ces résultats soient bons !

Prévisions astrales 2006

Depuis que Bobby m’a inculqué quelques notions d’AT… ATTT… ATTTCCHHHOOUUMMM…, je dois bien avouer que je crois de plus en plus au spiritisme ! Car, on ne dirait pas comme ça, mais je vous assure qu’il faut le voir notre Bobby national, le soir dans son cabinet, se livrer sans retenu à d’obscures séances de spiritisme, à essayer de deviner les valeurs qui vont monter ou descendre le lendemain. Le plus impressionnant reste sans nul doute le moment où il monte à quatre pattes sur son bureau en criant « je suis le roi du monde » tout en s’accrochant à son porte-manteau comme il le ferait au mat d’un navire en perdition. A cet instant, et pour essayer de calmer les brusques sursauts de son bureau, il n’hésite pas à lancer de sombres incantations afin de ramener un peu d’ordre dans le 9-3. Ce sont ces incantations, traduites d’un langage proche de l’Araméen Soudanais, que j’ai décidé de vous livrer ci-dessous. Bonne lecture…

Mis à part d'éventuelles collaborations et autres partenariats qui pourraient aboutir en cours d'année (dixit le PDG), j'ai essayé de voir quelles seraient les autres news susceptibles d'influer de manière significative le cours de l'action. Perso, j'en ai retenu cinq mais vous pouvez bien entendu complèter:

1) Accord Merck: à en croire Garufi, cet accord pourrait intervenir d'ici très peu de temps. Pour mémoire, cet accord a été signé en août 2003, puis récemment étendu au mois de novembre 2005 (Pfizer en avait fait de même, nous venons de voir l'accord qui a suivi!). Ce qui signifie, si besoin est de le rappeler, que la technologie du NO ne laisse pas Merck indifférent, et que les très bons résultats obtenus en fin d'année 2005, ont conduit celui-ci à étendre sa collaboration dans un domaine thérapeutique qualifié de "considérable" par le PDG ("la libération d’oxyde nitrique pourrait apporter des bénéfices potentiels dans un domaine où le besoin médical est considérable."). Je concluerais simplement en disant que "à domaine thérapeutique considérable, contrat... ben considérable nan ?!" ;-)

2) Accord Ferrer: bien que cette société soit un peu moins importante comparativement aux géants que sont Pfizer ou Merck, il ne faut pas sous-estimer ce partenariat. A l'instar de ces derniers, Ferrer a également étendu sa collaboration avec Nicox (15 septembre 2005). Pourquoi ? A cause d'excellents résultats obtenus avec le NCX 1022. Depuis cette extension, les 2 entités ont décidé de sélectionner un candidat disons "optimal" en vu d'un développement clinique. Cet accord pourrait générer là encore d'importants revenus financiers pour Nicox.

3) Résultats des études entamées avec le NCI: Peut-être plus hypothétique, les résultats des études menées contre le cancer en collaboration avec le NCI (National Cancer Institute). Il faut savoir que le terrain d'action de la molécule NCX 4016 ne se limite pas seulement au traitement de l'AOMI comme on a pu le voir, mais concerne également le traitement du diabéte et aussi celui du cancer (colon et pancréas notamment). A ce propos, le NCI a subventionné à plusieurs reprises Nicox afin qu'il effectue des recherches en ce sens. Devant les excellents résultats, une étude incluant plus de 400 personnes a débuté au mois d'avril 2005. Sur le site du NCI, on peut voir que la période de subvention s'arrête au 30 juin 2006, ce qui laisse à penser que les résultats de cette étude pourraient être rendus public vers cette date (supputation quand tu nous tiens!). Si les résultats de cette étude s'avéraient positifs, il y a par conséquent toutes les raisons de penser que le NCI décidera de poursuivre le développement de cette molécule dans le traitement du cancer avec, pourquoi pas, le financement intégral d'une phase III (repas compris!)...

4) Premiers résultats avec Pfizer: Comme l'a dit Garufi à plusieurs reprises, il semble que le développement de cette molécule se fasse de manière "très très rapide". Si les résultats suivent, cela veut donc évidemment dire des paiements d'étapes également très très rapides et surtout très très conséquents pour nous.

5) Résultat des deux études concernant HCT 3012: Pas besoin de vous faire un dessin en vous disant que ces deux résultats vont focaliser beaucoup de monde avec à la clef, la hausse ou la baisse qui s'ensuivra. La société joue là encore sa crédibilité aux yeux de la communauté scientifique et financière. Pour ma part, je suis assez confiant car il faut rappeler que les études de phase II ont porté tout de même sur un panel d'environ 2700 personnes, ce qui semble beaucoup pour des études de phase II, démontant d'une part l'efficacité du NO-Naproxène et surtout des effets secondaires (gastriques et artériels) relativement atténués.


Commentaires (de préférence les bons ! ;-p) bienvenus...

2006-03-03

NicOx conclut un nouvel accord majeur avec Pfizer pour des composés donneurs de NO en ophtalmologie

Sophia Antipolis, France. Le 2 mars 2006. www.nicox.com

NicOx S.A. (Eurolist : NICOX) annonce aujourd'hui la conclusion d'un nouvel accord majeur allouant à Pfizer Inc. (NYSE: PFE) des droits exclusifs pour l'utilisation de la technologie brevetée de libération d'oxyde nitrique de NicOx dans l'entier domaine de l'ophtalmologie. Pfizer effectuera des paiements pour un montant de € 23 millions (US $27,3millions) au cours de la première année de la collaboration, dont € 15 millions sous la forme d'une prise de participation au capital de NicOx. De plus, NicOx pourrait potentiellement recevoir des paiements liés au franchissement d'étapes de développement dans le domaine de l'ophtalmologie excédant € 300 millions (US $356,2 millions), ainsi que des royalties sur chaque produit commercialisé issu de cet accord. NicOx communique également aujourd'hui des résultats précliniques prometteurs générés dans le cadre de sa collaboration existante avec Pfizer, laquelle porte sur une unique classe de composés dans le traitement du glaucome (voir communiqué de presse séparé).

Martin Mackay, Senior Vice-President, Worldwide Research & Technology de Pfizer, a déclaré : "Nous pensons que la technologie de libération d'oxyde nitrique de NicOx a le potentiel de générer de nouveaux candidats-médicaments prometteurs dans une large gamme de maladies oculaires, dont certaines sont actuellement dépourvues de traitement efficace. Notre collaboration existante avec NicOx a produit des résultats très encourageants et nous sommes satisfaits d'avoir désormais un accès exclusif à la technologie de libération d'oxyde nitrique de NicOx pour toutes les indications ophtalmologiques, ce qui nous permet d'élargir nos recherches dans cet important domaine."

Termes de l'accord

NicOx a consenti à Pfizer un droit exclusif de faire usage de sa technologie de libération d'oxyde nitrique dans un programme de recherche de nouveaux médicaments portant sur l'entier domaine de l'ophtalmologie. En contrepartie, Pfizer effectuera un paiement initial de € 8 millions (€ 5 millions au titre d'une redevance pour l'accès exclusif à la technologie et € 3 millions au titre du financement de la recherche). De plus, NicOx recevra € 3 millions au titre du financement de la recherche à chaque date anniversaire de l'accord, et ce pendant la durée du programme de recherche. Pfizer prendra également une participation au capital de NicOx pour un montant de € 15 millions, moyennant le paiement d'une prime de 4,9% au delà du cours de l'action au moment de l'acquisition des actions NicOx. Cette prise de participation, subordonnée à l'approbation de l'assemblée des actionnaires de NicOx, interviendra au cours de l'année 2006.

Pfizer se voit accorder une option d'obtention d'une licence exclusive mondiale pour développer et commercialiser les composés issus du programme de recherche dans le domaine de l'ophtalmologie. L'accord prévoit des paiements potentiels liés au franchissement d'étapes de plus de € 300 millions dans le domaine de l'ophtalmologie , desquels € 102 millions résulteraient du développement réussi et de la mise sur le marché du premier composé issu de ce programme. Dans l'éventualité où les deux sociétés identifieraient une indication potentielle en dehors du domaine de l'ophtalmologie pour un composé développé dans le cadre du programme de recherche conjoint, Pfizer disposerait d'un droit d'option pour son développement et sa commercialisation. Dans un tel cas, NicOx pourrait alors recevoir des paiements additionnels liés au franchissement d'étapes pouvant atteindre € 194,3 millions si Pfizer exerçait cette option. Des royalties d'un montant conforme à la pratique de l'industrie seraient payées par Pfizer pour tous les produits issus de cette collaboration qui seraient commercialisés. Les deux sociétés conduiront le programme de recherche sous la direction d'un comité de développement paritaire et Pfizer gèrera et financera le développement clinique subséquent des composés sélectionnés.

Michele Garufi, Président Directeur Général de NicOx, a déclaré : "La décision de Pfizer de conclure ce nouvel accord majeur traduit une reconnaissance significative de notre technologie de libération d'oxyde nitrique, laquelle fournit une large gamme de possibilités pour le développement de nouveaux médicaments dans le domaine de l'ophtalmologie. Nous avons beaucoup apprécié l'esprit de collaboration de Pfizer qui a permis aux deux sociétés de travailler ensemble de manière efficace et ciblée en dépit de leur très grande différence de taille. Nous nous réjouissons du renforcement de nos relations au travers de ce nouvel accord et du développement d'importants nouveaux médicaments pour le traitement de pathologies ophtalmiques."

L'ophtalmologie demeure un large domaine où le besoin médical est non encore satisfait

Les maladies oculaires affectent des millions d'individus dans le monde et peuvent entraîner une malvoyance ou une cécité totale. De nombreuses pathologies oculaires demeurent sans traitement efficace, alors que dans d'autres domaines des médicaments plus performants sont requis. De plus, le vieillissement de la population a engendré une croissance rapide de l'incidence de ces pathologies dans les marchés pharmaceutiques principaux au niveau mondial. Le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l'âge et la rétinopathie diabé tique sont quelques unes des maladies ophtalmiques les plus répandues dans les pays développés.

Glaucome

Le glaucome regroupe des pathologies oculaires qui peuvent conduire à une perte de la vision périphérique voire, finalement, à la cécité totale. La maladie est souvent liée à une pression oculaire (PIO) anormalement élevée, conséquence de l'obstruction ou du mauvais fonctionnement du système de drainage de l'œil (voir le communiqué de presse séparé d'aujourd'hui).