2009-01-24

NICOX : l’enjeu est considérable

La récente reprise de la valeur montre que les investisseurs ne sont pas insensibles aux rumeurs ou aux interprétations. La société de biotechnologie est sous le feu de la rampe depuis de nombreux mois. Elle a souffert plus que d’autres de la crise financière et de la méfiance qui tétanisent les intervenants. Il y avait ceux qui croyaient à l’excellence des résultats de phase 3, et ceux qui préféraient demeurer sceptiques. Du point de vue des échéances cliniques, c’est le camp des optimistes qui a gagné la première partie. Du coté de la pression médiatique, le scepticisme est bien entendu plus porteur. C’est dommage, mais c’est bien la réalité. Le feuilleton à rebondissement entretient la ferveur rédactionnelle. Ce qui va à l’encontre de l’objectivité.

Depuis son échec du début des années 2000, et quelques déceptions sur le glaucome notamment, NICOX se retrouve pour la première fois de son histoire, porteur d’une réelle opportunité commerciale et industrielle, grâce à son candidat médicament le Naproxcinod. Reste à transformer les 2 dernières étapes relatives à l’approbation des autorités sanitaires américaines et du choix du meilleur des partenaires.

Selon certains commentaires relevés dans la presse financière, Goldman Sachs vient de s’offrir le luxe de mettre un peu d’eau dans son vin, en modifiant sa recommandation sur le titre de « vendre avec conviction », à « vendre tout court ». On appréciera la subtilité de cette nouvelle appréciation. Qui ne change rien sur le fond. Car les sceptiques ne manquent pas de volonté et d’énergie. Ce qui a pour conséquence de maintenir la pression.

Autre subtilité, les coups d’accordéon d’Oppenheimer autour des 5% du capital ?

L’évènement de la semaine a été les déclarations de Michele Garufi : des déclarations qui ont redonné du tonus à la valeur. En mesurant le risque d’une offre inamicale possible, le PDG valide l’avancée des négociations en cours. Le groupe se doit de se mettre à l’abri d’une telle éventualité.

En réponse à quelques courriels reçus à la rédaction et qui laissaient supposer que nos derniers commentaires étaient réservés, nous tenons à démentir catégoriquement ces allégations. Non pas que nous ne sommes de fidèles irréductibles de NICOX. Notre obligation d’analyse nous obligeant à la clairvoyance et à la transparence. Mais simplement du fait que nous avons la conviction que les conditions sont réunies pour gagner le pari commercial et industriel du Naproxcinod.

En résumé, nous estimons que le potentiel est important, que les dernières étapes sont cruciales, que la société mérite toute notre attention et mérite sensiblement mieux que l’intérêt volatile et spéculatif qui entoure le titre. Le potentiel de hausse est certainement de 71%, soit 15 euros. Et c’est un minimum que les retardataires ne devraient pas sous estimer.

Arnaud Molière A3Gadvise

2009-01-23

Sanofi-Aventis susceptible d'être intéressé par le naproxcinod ?

(Tradingsat.com) - En repli de 2%, à 8,4 euros, NicOx fait l'objet de quelques prises de bénéfices au lendemain d'un bond de 15,7% provoqué par le retour de la spéculation concernant une éventuelle OPA.

En faisant part hier de son intention d'engager un banquier conseil pour l'aider à se préparer à une possible offre hostile, Michele Garufi, le patron de NicOx, a « rem[is] NicOx sur le devant de la scène alors que la publication des derniers résultats cliniques de phase III [était] est passée quasi inaperçue en fin d'année du fait des conditions de marché », commente aujourd'hui CM-CIC Securities.

D'après le broker, il est d'ailleurs dans l'intérêt de NicOx de mettre ainsi la pression sur de possibles partenaires pour son candidat-médicament anti-inflammatoire, le naproxcinod, dont la demande de mise sur le marché doit intervenir à mi-année. « Au sein du top 25 pharmaceutique », CM-CIC pense que « plusieurs sociétés sont susceptibles d'être intéressées telles que Merck & Co, Wyeth, Novartis, Eisai, Takeda, Sanofi-Aventis, etc... »


Source : Tradingsat

2009-01-22

Reuters : évocation par la société d'un risque potentiel d'OPA

PARIS, 22 janvier (Reuters) - Le titre de Nicox s'envole de plus de 14% jeudi à la Bourse de Paris, après l'évocation par la société d'un risque potentiel d'offre publique d'achat sur la biopharmaceutique.

Un porte-parole de Nicox a confirmé à Reuters les propos tenus par le P-GG de Nicox, Michele Garufi, à l'agence Bloomberg, dans lequel il évoque un risque d'offre publique d'achat.

Depuis un mois, l'entreprise est en discussion avec d'autres fabricants en vue d'un partenariat pour distribuer son nouveau produit, le naproxcinod, un anti-douleur qui vient de voir sa phase 3 validée.

"Les discussions que nous menons pourraient conduire à une OPA", a déclaré le P-DG à Bloomberg. "Quand vous créez une entreprise à partir de rien comme je l'ai fait, vous ne voulez pas la vendre. Vous voulez juste la développer", a-t-il précisé.

Le porte-parole a précisé à Reuters que dans le cas d'une OPA inamicale, l'entreprise aurait recours au service d'une banque afin de trouver une bonne valeur pour le titre dans l'intérêt des actionnaires. Il a également déclaré qu'une stratégie avait été élaborée dans le but de contrer une éventuelle offre.

Pour Sylvain Goyon, analyste chez Natixis Securities, le scénario d'une OPA est peu probable. "La société est rachetable mais on ne voit pas cette opération avant la commercialisation du produit. Nous sommes à l'achat car nous estimons que le produit à une validité commerciale. De plus, il n'y a pas de nécessité de refinancement et pas de risque technologique".

(Florent Le Quintrec, édité par Jean-Michel Bélot)

Nicox : Piper Jaffray croit au partenariat, n'exclut pas l'OPA

(Tradingsat.com) - L'effet spéculatif des déclarations de Michele Garufi au sujet de l'éventualité d'une OPA sur NicOx se tasse un petit peu jeudi après-midi avec le retournement de tendance du marché parisien. Vers 15h45, l'action de la société de biotechnologie affiche un bond d'environ 12%, à 8,3 euros, après avoir touché un plus haut de 8,86 euros en début de séance.

Bloomberg rapporte que Michele Garufi, le PDG de Nicox, a été approché le mois dernier par de nouveaux groupes pharmaceutiques intéressés par le candidat médicament anti-inflammatoire naproxcinod, le composé phare de la société de biotechnologie, en vue d'un partenariat de co-commercialisation. Dans l'optique d'une éventuelle offre non sollicitée sur le capital de sa société, le dirigeant confie même avoir l'intention de faire appel aux services d'une banque conseil.

« À notre avis, la question d'une éventuelle fusion-acquisition découle du fait que les discussions en vue d'un accord de licence pour le naproxcinod avancent à bon rythme », réagissent les analystes de Piper Jaffray. Après s'être entretenu avec le patron de NicOx, le broker américain confirme que NicOx se prépare à la possibilité d'une OPA. Mais pour Piper Jaffray, l'issue la plus probable demeure la signature d'un accord de licence.

Le courtier ajoute que NicOx devrait annoncer des données complémentaires concernant l'impact du naproxcinod sur la pression artérielle des patients au cours des prochains mois. Ces données devraient selon lui constituer « la pièce finale du puzzle » pour le partenariat.

Dans ces conditions, Piper Jaffray confirme aujourd'hui sa recommandation "Achat" et son objectif de cours de 15,6 euros sur NicOx.


Source : Tradingsat

Nicox : M. Garufi se prépare à une éventuelle OPA, l'action s'envole

(Tradingsat.com) - Après un début d'année 2009 anémique, l'action NicOx s'envole de plus de 16% à 8,6 euros jeudi matin. Rien de mieux qu'un peu de spéculation pour réveiller un titre endormi. Bloomberg rapporte en effet sur son site Internet que NicOx a été approché par de nouveaux groupes pharmaceutiques intéressés par son candidat médicament anti-inflammatoire naproxcinod le mois dernier, toujours en vue d'un partenariat de co-commercialisation.

Ce qui est encore plus nouveau, c'est que la société de biotechnologies s'apprête à engager les services d'une banque pour la conseiller dans le cas où les discussions déclencheraient une offre non sollicitée sur son capital. « Les discussions que nous tenons pourraient conduire à une offre de rachat », déclare Michele Garufi dans une interview accordée à l'agence. « Nous ne voulons pas être pris au dépourvu », précise-t-il à Bloomberg.

Source : Tradingsat

Le Revenu : Nicox se tient prêt

Il faut reconnaître à la biotech française un certain talent pour faire parler d'elle. Après les dernières études positives sur l'anti-inflammatoire Naproxcinod, le cours s'était replié en l'absence de nouvelles quant à la signature d'un partenariat commercial avec un grand laboratoire pharmaceutique.

C'était sans compter l'entretien accordé par le PDG du groupe, Michele Garufi avec Bloomberg. Il a confié à l'agence de presse avoir été approché par de nombreuses grosses pharmas notamment depuis décembre et les derniers résultats positifs portant sur le médicament.
Aucun nom n'a été communiqué mais dans la crainte que ces discussions puissent tourner à une OPA plus ou moins amicale, le dirigeant a décidé d'engager une banque pour se préparer à une telle éventualité. Il a ajouté : «Quand vous avez créé une compagnie comme Nicox à partir de rien, vous ne voulez pas la vendre, vous voulez la voir grandir. J'aurais été inquiet si le Naproxcinod n'avait soulevé aucun intérêt mais clairement, ce n'est pas le cas.»
Il n'en a pas fallu plus, en tout cas, pour relancer les fantasmes des investisseurs : le titre gagne plus de 17% dans de gros volumes puisque plus d'un million de titres ont déjà été échangés. En attendant, ou pas, l'OPA, Nicox a pour but de trouver un partenaire commercial avant le mois de juin.

Conservez. Le titre reste très spéculatif, n'hésitez pas à un prendre quelques plus-values si le mouvement se poursuit.
Ce qu'il faut retenir
- Les études sur le Naproxcinod semblent concluantes
- Le groupe cherche un partenaire pour la commercialisation de l'anti-inflammatoire
-Le PDG de Nicox va engager une banque pour savoir comment réagir en cas d'OPA
-Le titre reste risqué et très volatil

le REVENU
22/01/2009

NicOx Gets New Approaches, Will Hire Bank for Advice (Update4)

By Albertina Torsoli

Jan. 22 (Bloomberg) -- NicOx SA was approached by more drugmakers interested in its experimental painkiller in the past month and will hire a bank for advice in case the talks spark an unwanted takeover bid for the French biotechnology company.

“Talks like those we’re holding could lead to a takeover offer,” Chief Executive Officer Michele Garufi said in an interview in Paris. “We don’t want to be unprepared.”

Garufi, 54, co-founded the company in 1996 and says he wants to keep NicOx independent, which may become more difficult after the stock lost half its value since May. The Italian scientist says he received more approaches since he released final data showing the painkiller naproxcinod has fewer side effects than naproxen, the drug it’s derived from.

“Some companies arrived after December,” Garufi said. “Some talks are more advanced than others.” He declined to name the companies or say which bank NicOx is looking to hire.

NicOx rose 1.16 euros, or 16 percent, to 8.56 euros for its steepest gain in two months on the Paris exchange, giving the company a market value of 406 million euros ($526 million).

Drugmakers like Madison, New Jersey-based Wyeth and Sanofi- Aventis SA of France are looking for acquisitions as $84 billion worth of their prescription products are scheduled to lose patent protection by 2013.

Pfizer, Merck

“What’s interesting with NicOx is that its status is changing,” said Emmanuel Soupre, a fund manager at Neuflize OBC Asset Management in Paris, which oversees the equivalent of $23 billion, including NicOx shares. “It will no longer be only a biotech company doing R&D. It’s turning into a company that will produce a drug that will go on the market and lead to some profits. This makes it a lot more interesting.”

NicOx, based in Sophia-Antipolis, on the French Riviera, already has partnerships with Pfizer Inc. and Merck & Co. Naproxcinod will be its first drug on the market. The company had at least 100 million euros ($129 million) in cash at the start of the year, which should cover its financing needs for two years, Garufi said.

“When you’ve built a company from scratch like I did with NicOx, you don’t want to sell out,” Garufi said. “You just want to grow it.”

The decline in NicOx shares had left the company with a market value of 351 million euros before today’s surge.

NicOx plans to submit naproxcinod to U.S. regulators by the middle of the year and wants to retain some rights to the medication. It aims to have a partner before the end of June, Garufi said.

‘Mission Possible’

“I would have been worried if there was no interest” in naproxcinod “but there clearly is,” he added.

The company has been trying to show that its most advanced treatment works as well as the standard painkiller naproxen, sold over the counter as Aleve by Bayer AG, and without side effects such as high blood pressure. The pooled analysis of findings from the last of three advanced clinical trials confirmed naproxcinod is effective and safer than naproxen, according to NicOx.

The company may only sell rights to the medicine for the U.S. at first, Garufi said.

“A worldwide deal is easier but I am more favorable to signing a deal only for the U.S. at first,” he said. Few companies have the global reach to ensure good sales of a drug worldwide, he added.

The drug may become a blockbuster and garner peak annual sales of $1 billion, according to Garufi. “With a good partner, reaching the $1 billion figure is definitely not a dream,” he said. “It’s mission possible.”

Once an agreement is reached, Garufi said he wants to use the funds to buy “small” products and companies in the U.S.

To contact the reporter on this story: Albertina Torsoli in Paris at atorsoli@bloomberg.net
Last Updated: January 22, 2009 11:37 EST

Source : Bloomberg

2009-01-19

Lancement du site Nitric Oxide Knowledge Center

(Tradingsat.com) - L'action NicOx a chuté lundi de 6,4%, effaçant l'intégralité des gains de vendredi dernier. La volatilité de la première biotech française demeure vive dans l'attente des prochaines étapes concernant le naproxcinod, un candidat-médicament anti-inflammatoire dont les dirigeants de NicOx espère faire un "blockbuster".

Après avoir finalisé le programme d'étude clinique de phase III sur le produit fin 2008, la société compte déposer le dossier d'enregistrement auprès de la FDA mi-2009. Certains analystes anticipent la signature d'un partenariat dans la foulée.

En attendant, la société ne reste pas inactive en matière de communication. NicOx a en effet lancé récemment un nouveau site Internet appelé « Nitric Oxide Knowledge Center ».
Son adresse : www.nitricoxideonline.net.

Conçu par le département des affaires commerciales de NicOx aux Etats-Unis, le site offre une documentation détaillée, en anglais, autour de l'oxyde nitrique, des références, des supports de communications téléchargeables, notamment des articles et vidéos scientifiques.

Pour mémoire, le naproxcinod, médicament phare à l'étude de NicOx, est un composé anti-inflammatoire donneur d'oxyde nitrique unique et le premier de la classe des CINODs (Inhibiteurs de Cyclooxygénase Donneurs d'Oxyde Nitrique).


Source : Tradingsat

2009-01-14

Nicox : "Une cible tout à fait crédible"

(Tradingsat.com) - Après trois baisses consécutives, NicOx s'est illustré mercredi en terminant la séance sur une note positive (+3,2% à 7,70 euros), contre la tendance du marché. L'action de la société de biotechnologie a même touché un plus haut de 8,57 euros à la mi-journée. Le rebond s'est opéré dans des volumes d'échanges significatifs : 663 350 titres ont changé de mains, contre 365 234 et 425 886 respectivement au cours des deux dernières séances.

Les analystes ne sont pas tous d'accord sur le potentiel du naproxcinod, le candidat médicament pour lequel NicOx compte déposer mi-2009 un dossier d'enregistrement auprès de la FDA. Goldman Sachs a ainsi récemment réaffirmé son scepticisme quant au caractère différencié de l'anti-inflammatoire développé par NicOx par rapport aux produits existants sur le marché. Sur ce point, le broker américain est d'ailleurs en désaccord avec la plupart des analystes qui suivent le dossier.

Ceci étant, la composante spéculative semble servir de parachute à l'action NicOx. « Les grands groupes pharmaceutiques ont besoin de molécules pour étoffer leur portefeuille de produits », rappelle mercredi Sylvain Goyon, analyste chez Natixis, contacté par Tradingsat.com. Avec la chute des valorisations, les manœuvres dans le secteur pourraient en effet redémarrer, à l'image des discussions entamées par le groupe pharmaceutique américain Wyeth pour racheter le fabricant néerlandais de vaccins Crucell.

Or, « il n'y a pas beaucoup de sociétés disposant d'un candidat médicament en phase de pré-enregistrement avec un aussi gros potentiel que le naproxcinod. Qui plus est, le flottant s'est encore accru avec l'allègement de la participation du fonds Oppenheimer", explique Sylvain Goyon. Ce qui fait d'après lui de NicOx « une cible tout à fait crédible ».

Quant au timing d'une telle opération si elle a lieu, l'analyste anticipe d'abord la signature d'un partenariat dans le courant du 1er semestre 2009 avant une éventuelle acquisition qui prendrait place post enregistrement du produit et réalisation des premières ventes. « Le partenaire disposera à ce moment là de toutes les informations nécessaire pour lancer sereinement son offre », conclut-il.


Source : Tradingsat

UBS : NicOx est une des cibles d'acquisitions en 2009

Dow Jones le 14/01/2009 à 10:03

PARIS (Dow Jones)--Selon UBS, les grands laboratoires pharmaceutiques vont continuer d'acquérir des sociétés de biotechnologies cette année. Parmi les cibles d'acquisitions figurent, selon la banque, NicOx (7413.FR), Elan (ELN), Crucell (CRXL.AE), Basilea (BSLN.EB), Genmab (GEN.KO), Pronova Biopharma (PRON.OS), Shire (SHPGY), Antisoma (ASM.LN), Intercell (ICLL.VI), Neurosearch (NEUR.KO), Newron (NWRN.EB) et Renovo (RNVO.LN).


(END) Dow Jones Newswires

January 14, 2009 04:03 ET (09:03 GMT)

2009-01-06

Impacts d'une réduction de quelques mmHg sur la TA

Hypertension artérielle (traduction française par la SFHTA des Recommandations Européennes sur la prise en charge de l'HTA)(2007)
Page 32
Traduit de : Journal of Hypertension 2007 ; 25 : 1105-87 – Copyright SFHTA traduction septembre 2007
(annexes en fin de post)
La démonstration des effets bénéfiques du traitement antihypertenseur a fait qu'il ne devenait plus éthique de réaliser des essais contre placebo dans l'hypertension artérielle. Pour cette raison, dans les essais plus récents, le traitement expérimental a été comparé au placebo dans des groupes de patients déjà traités par d’autres antihypertenseurs. Ce type d'essai a donné des informations supplémentaires sur l'effet de différents médicaments anti-hypertenseurs, et documenté l’idée d’un bénéfice très substantiel même lorsque le niveau tensionnel initial était bas, sous la barre définissant l'hypertension artérielle, et lorsque la baisse tensionnelle dans le groupe traitement actif était limitée.

Dans l'essai HOPE, chez des patients à risque cardiovasculaire élevé (le plus souvent en raison d'un antécédent d'infarctus du myocarde), et en sus d'une plurithérapie, l'administration de ramipril a entraîné une réduction modeste de la pression artérielle (environ 3 mmHg pour la pression artérielle systolique) et pourtant une réduction importante (- 22 %) de la survenue des évènements cardiovasculaires en comparaison avec le groupe placebo [300].

Dans l'étude FEVER, l'antagoniste calcique felodipine a été comparé au placebo chez des patients hypertendus à risque cardiovasculaire modéré dont les chiffres de pression artérielle étaient inférieurs à 160/90mmHg sous traitement. Dans le groupe felodipine, il a été noté des réductions tensionnelles modestes par rapport au groupe placebo (-3,5/-1,5 mmHg) mais l'incidence des évènements cardiovasculaires a été réduite significativement de 28 % [301].

Dans l'étude EUROPA [302], chez des patients avec cardiopathie ischémique (et donc traitement préalable), la réduction tensionnelle (- 5/- 2 mmHg) procurée par un IEC (perindopril) a été associée à des effets cardiovasculaires bénéfiques en comparaison avec le groupe placebo, indépendamment du niveau tensionnel initial.

Dans l'étude ACTION, réalisée chez des patients angineux, la réduction tensionnelle modeste obtenue par de la nifedipine à libération prolongée, en plus des autres médicaments, a aussi réduit la survenue des évènements cardiovasculaires en comparaison avec le groupe placebo, mais seulement dans le sous-groupe des patients initialement hypertendus [303, 304].

Une réduction des évènements cardiovasculaires a encore été observée dans l'essai CAMELOT chez des patients porteurs d'une insuffisance coronaire traitée, chez qui l'addition d'amlodipine a réduit la pression artérielle de quelques mmHg en comparaison avec le groupe placebo [305].

De façon surprenante, un autre essai chez des patients coronariens et avec des différences similaires de pression artérielle, chez qui un IEC a été comparé à un placebo, n'a pas montré de bénéfice [306].

Une approche similaire a été utilisée pour étudier des médicaments plus récents comme les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA2). Dans l'étude SCOPE [307], chez des patients hypertendus de plus de 70 ans, l'ARA2 candesartan, souvent administré en plus d'un diurétique, a réduit modestement la pression artérielle par rapport au placebo (3,2/1,6 mmHg), avec une réduction concomitante significative des évènements cérébrovasculaires non fatals.

Dans les études RENAAL et IDNT, chez des hypertendus avec un diabète de type 2 et une néphropathie, l'addition d'un ARA2, le losartan [308] ou l'irbesartan [309], en plus des thérapeutiques anti-hypertensives déjà reçues, a montré un ralentissement de la progression de la maladie rénale (critère de jugement principal) bien qu'il n'ait pas été retrouvé d'effet bénéfique sur la plupart des critères de jugement cardiovasculaires (critères de jugement secondaires). En fait la puissance de ces deux essais était trop limitée pour permettre cette évaluation. Lorsque ces deux études ont associées dans une méta-analyse, il a été montré une réduction de la morbidité cardiovasculaire dans le groupe ARA2 [310]. Il est donc légitime de conclure que la réduction tensionnelle par ARA2 est elle aussi bénéfique.

http://www.sfcardio.fr/recommandations/europeennes/hypertension-arterielle-1/

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N° 19
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2003-2004
Annexe au procès-verbal de la séance du 14 octobre 2003
PROJET DE LOI
ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
relatif à la politique de santé publique,
TRANSMIS PAR
M. LE PREMIER MINISTRE
À
M. LE PRÉSIDENT DU SÉNAT
71
Hypertension artérielle : réduire de 5 mm de mercure la pression artérielle systolique moyenne dans la population hypertendue et de 2 mm dans la population normotendue d'ici à 2008.
* Pression artérielle moyenne dans la population hypertendue et dans la population normotendue.
http://www.senat.fr/leg/pjl03-019.html

Projet de loi
Politique de santé publique
(n° 278 , 372 )
N° 138
7 juillet 2004

AMENDEMENT
présenté par LE GOUVERNEMENT
C Favorable
G Favorable
Adopté

Article 14

(ANNEXE)
XVIII. Dans l'objectif 71 du tableau " Maladies cardiovasculaires " :
a) Rédiger ainsi la deuxième colonne :
Hypertension artérielle : réduire de 2 à 3 mm Hg la moyenne de la pression artérielle systolique de la population française d'ici à 2008.
http://ameli.senat.fr/amendements/2003-2004/278/Amdt_138.html

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La nécessité et le bénéfice du traitement anti hypertenseur sur la morbi-mortalité cardio-vasculaire ont été clairement démontrés dans l’HTA (quelle que soit sa sévérité, même chez le sujet âgé) par de nombreuses études thérapeutiques et épidémiologiques.

Une méta analyse (Collins) portant sur les résultats de 14 essais thérapeutiques montre que le traitement anti hypertenseur entraîne (en moyenne) une réduction de 42 % du risque cérébral, une réduction de 14 % du risque coronarien et une baisse de 21 % de la mortalité cardiovasculaire.

Cet effet préventif est observé pour des baisses de la PAD d’environ 5 à 6 mmHg par rapport au groupe témoin.


http://epubs.fr/resources/HTA+EPU+01-98+.doc
(37.000 patients pour cette méta-analyse)

Article payant :
La revue de médecine interne
Volume 23, numéro S1
pages 10-12 (mai 2002)
Doi : S0248-8663(02)80065-0
La prise en charge de l'hypertension artérielle modifie-t-elle la morbidité et la mortalité cardiovasculaires?
M. Godin * , B. Legallicier
Service de néphrologie, hôpital de Boisguillaume, CHU Rouen, 76031 Rouen cedex, France
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Rappels déjà postés :

- les études publiées montrent qu’un accroissement de 3 mmHg de la pression artérielle augmente les risques d’accidents vasculaires cérébraux ou d’infarctus de 15-20% et 12% respectivement (American Journal of Epidemiology Vol. 127, No. 2: 387-403 1988).


Dans la loi de santé publique de 2004, le ministère de la Santé s’est fixé comme objectif une baisse de 2 à 3 mmHg de la pression artérielle systolique dans la population française d’ici à 2008. 20 000 décès pourraient être évités ainsi que de nombreux infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux.
http://www.comitehta.org/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=2&Itemid=80

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citées par Olivier Guyonnet (AmcOx) dans la réponse à l'analyse GS :

- une réduction de 2 mmHg serait susceptible, sur la population générale des Etats-Unis, de réduire de 6% la mortalité pour attaque cardiaque, de 9% pour troubles coronariens, et de 7% toutes causes confondues. (Chobanian AV. & al, Hypertension 2003)

- une diminution de 2,26% de la tension systolique (soit 3.1 mmHg pour une tension de 140) chez les 11,1 millions d’américains hypertendus conduirait à sauver de l’ordre de 86000 vies humaines et économiser 2,4 milliards de dollars de coûts médicaux directs (Grover & al, Hypertension 2005).

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ANNEXES :

300 The Heart Outcomes Prevention Evaluation Study Investigators. Effects of an angiotensin-converting-enzyme inhibitor,
ramipril, on cardiovascular events in high-risk patients. N Engl J Med 2000; 342:145 –153. RT

301 Liu L, Zhang Y, Liu G, Li W, Zhang X, Zanchetti A, FEVER Study Group. The Felodipine Event Reduction (FEVER)
Study: a randomized long-term placebo-controlled trial in Chinese hypertensive patients. J Hypertens 2005; 23:2157 –
2172. RT

302 The EURopean trial On reduction of cardiac events with Perindopril in stable coronary Artery disease Investigators. On
reduction of cardiac events with Perindopril in stable coronary Artery disease Investigators. Efficacy of perindopril in
reduction of cardiovascular events among patients with stable coronary artery disease: randomised, double-blind, placebocontrolled,
multicentre trial (the EUROPA study). Lancet 2003; 362:782–788. RT

303 Poole-Wilson PA, Lubsen J, Kirwan BA, van Dalen FJ, Wagener G, Danchin N, Just H, Fox KA, Pocock SJ, Clayton TC,
Motro M, Parker JD, Bourassa MG, Dart AM, Hildebrandt P, Hjalmarson A, Kragten JA, Molhoek GP, Otterstad JE,
Seabra-Gomes R, Soler-Soler J, Weber S, A Coronary disease Trial Investigating Outcome with Nifedipine gastrointestinal
therapeutic system investigators. Effect of long-acting nifedipine on mortality and cardiovascular morbidity in patients
with stable angina requiring treatment (ACTION trial): randomised controlled trial. Lancet 2004; 364:849–857. RT

304 Lubsen J, Wagener G, Kirwan BA, de Brouwer S, Poole-Wilson PA, ACTION (A Coronary disease Trial Investigating
Outcome with Nifedipine GITS) investigators. Effect of long-acting nifedipine on mortality and cardiovascular morbidity
in patients with symptomatic stable angina and hypertension: the ACTION trial. J Hypertens 2005; 23:641– 648. CT

305 Nissen SE, Tuzcu EM, Libby P, Thompson PD, Ghali M, Garza D, Berman L, Shi H, Buebendorf E, Topol EJ, CAMELOT
Investigators. Effect of antihypertensive agents on cardiovascular events in patients with coronary disease and normal
blood pressure: the CAMELOT study: a randomized controlled trial. JAMA 2004; 292:2217– 2225. RT

306 The PEACE trial investigators. Angiotensin-converting-enzime inhibition in stable coronary artery disease. New Engl J
Med 2004; 351: 2058–2068. RT

307 Lithell H, Hansson L, Skoog I, Elmfeldt D, Hofman A, Olofsson B, Trenkwalder P, Zanchetti A, SCOPE Study Group.
The Study on Cognition and Prognosis in the Elderly (SCOPE). Principal results of a randomised double-blind intervention
trial. J Hypertens 2003; 21: 875–886. RT

308 Brenner BM, Cooper ME, de Zeeuw D, Keane WF, Mitch WE, Parving HH, Remuzzi G, Snapinn SM, Zhang Z, Shahinfar
S, RENAAL Study Investigators. Effects of losartan on renal and cardiovascular outcomes in patients with type 2 diabetes
and nephropathy. N Engl J Med 2001; 345:861–869. RT

309 Lewis EJ, Hunsicker LG, Clarke WR, Berl T, Pohl MA, Lewis JB, Ritz E, Atkins RC, Rohde R, Raz I, Collaborative Study
Group. Renoprotective effect of the angiotensin-receptor antagonist irbesartan in patients with nephropathy due to type 2
diabetes. N Engl J Med 2001; 345:851–860. RT

310 Pourdjabbar A, Lapointe N, Rouleau J-L. Angiotensin receptor blockers: Powerful evidence with cardiovascular outcomes?
Can J Cardiol 2002; 18 (Suppl A):7A–14A. MA

2009-01-05

Pfizer et l'après-Lipitor

5 janvier (Reuters) - Pfizer < PFIZER INC > est ouvert à des acquisitions, déclare son directeur général Jeff Kindler dans un entretien publié lundi par le Financial Times.

Le premier groupe pharmaceutique mondial doit anticiper le lancement en 2011 de la version générique du Lipitor, un traitement anti-cholestérol qui lui rapporte 12 milliards de dollars par an (8,76 milliards d'euros).

"Le véritable objectif est la croissance du chiffre d'affaires. Nous sommes ouverts à toutes les opportunités, grosses, moyennes et petites", dit-il au quotidien.

"Nous allons mettre en place des stratégies pointues pour générer de nouvelles sources de revenus et de nouvelles structures de coûts pour être en bonne position dès la fin du Lipitor"./NDE

A mettre en parallèle avec le post de Nova datant de septembre 2006 sur NCX 6560.

OFI repasse à la hausse le seuil des 5%

OppenheimerFunds, Inc. - OFI (New York), agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 30 décembre 2008, par suite d'une acquisition d'actions NicOx sur le marché, les seuils de 5% du capital et des droits de vote, et détenir pour le compte desdits fonds 2.374.057 actions NicOx représentant autant de droits de vote, soit 5,003% du capital et des droits de vote.

2009-01-02

2009 entre espoirs et craintes

L’année 2008 aura été fertile pour la plus médiatique des entreprises françaises de biotechnologie. La clôture des études cliniques sur le Naproxcinod a révélé la richesse des recherches de l’entreprise. Sans réelle concurrence, NICOX est maintenant en mesure de poursuivre son programme industriel et commercial. L’année 2009 sera celle de la révélation du partenariat américain. Quant à la FDA, tout laisse à croire que les autorités américaines devraient se montrer positives. Une chose est certaine : nul autre société du secteur n’aura été autant contreversée.

Et pourtant les avis d’experts divergent. A tel point que les perspectives de cours varient globalement de 1.60 euros pour Goldman Sachs à 22 euros pour CM CIC Securities, en passant par les 5.40 euros de la Société Générale. Sans parler de la concentration d’analyses avec un objectif autour des 15 euros.

Michef Garufi traditionnellement prudent dans ses interventions, n’a pas caché sa détermination, et anticipe la signature d’un prochain partenariat sur de solides bases financières, bien au-delà des hypothèses les plus pessimistes. Donc acte.

D’un point de vue fondamental, en dehors de l’échec enregistré sur le glaucome, désormais intégré, puis l’invalidation du développement du TPI 1020 dans le traitement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive, évaluable à 0.70 euro de perte de valorisation intrinsèque, le Pari Nicox / Naproxcinod conserve tous ses atouts. Ce sera l’évènement majeur 2009 du secteur de la biotechnologie française. Certes les risques existent, tant que les règles partenariales n’auront pas été révélées, et tant que la FDA n’aura pas donné son approbation.

Malgré cela, NICOX reste largement dans la course de sa consécration industrielle.

En se référant à l’analyse de la SG, le potentiel de baisse est d’environ de 30%. Quant au potentiel de hausse par rapport à CM CIC Securities, il est de près de 180% de progression.

En conséquence, le titre devrait continué d’être animé par une forte volatilité de cours au grés des étapes à venir, des avis d’experts, voire des déclarations de l’entreprise. On n’oubliera pas de se rappeler que le Naproxcinod n’est pas le seul atout de la biotech. Même s’il focalise toutes les espoirs et toutes les craintes.

Source : AGsmallcaps