2007-03-09

Article Scientific American montrant une nouvelle fois du doigt les "painkillers"

Study finds painkillers raise blood pressure
February 26, 2007
By Maggie Fox, Health and Science Editor

WASHINGTON (Reuters) - Popular painkillers such as aspirin, ibuprofen and acetaminophen can raise blood pressure and thus the risk of heart disease among men, U.S. researchers reported on Monday.

Men who took such drugs for most days in a week were about one-third more likely to be diagnosed with high blood pressure than men not taking them, the researchers found.

Their findings, published in the Archives of Internal Medicine, reinforce a study published in 2002 that these commonly used drugs raise blood pressure in women.
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"This is a potentially preventable cause of high blood pressure," Dr. John Forman of Brigham and Women's Hospital in Boston, who led the study, said in a statement.

Millions of people take the painkillers as pills every day to treat headaches, arthritis, muscle pulls and other aches and pains.

"These are the three most commonly used drugs in the United States," Dr. Gary Curhan, who also worked on the study, said in a telephone interview.

For their study, the researchers looked at a continuing study of male health professionals. After they filtered out everyone who already had high blood pressure and other problems, they had 16,000 men whose records they checked for a 4 year period.

Men who took acetaminophen (paracetamol), sold generically and under the Tylenol brand name, six or seven days a week were 34 percent more likely to be diagnosed with high blood pressure than men who did not take analgesics.

Men who took aspirin that regularly were 26 percent more likely to have high blood pressure than non-users. For non-steroidal anti-inflammatory drugs, or NSAIDS, which include ibuprofen and naproxen, the increased risk was 38 percent.

FREQUENCY A FACTOR

Men who took 15 or more NSAID pills a week were 48 percent more likely than non-users to have high blood pressure. The drugs can affect the ability of blood vessels to expand, and may also cause sodium retention -- two factors that can both raise blood pressure.

Being overweight reduced the risk from acetaminophen, but raised the risk from NSAIDS, the researchers found.

But men who are advised by a doctor to take an aspirin a day to reduce the risk of heart attack and stroke should not stop taking them, cautioned Curhan. "The benefit outweighs the risk," he said in a telephone interview.

The American Heart Association issued its own advisory based in part on the report's findings.

"We advise physicians to start with non-pharmacologic treatments such as physical therapy and exercise, weight loss to reduce stress on joints, and heat or cold therapy," said the Association's Dr. Elliott Antman, also of Brigham and Women's Hospital.

Makers of the analgesics defended their products.

"In two recent studies, aspirin did not appear to cause hypertension and, in fact, some researchers believe that timed administration of low-dose (aspirin) could provide an additional approach for blood pressure control of certain patients with mild essential hypertension," Bayer Consumer Care said in a statement.

McNeil Consumer Healthcare, which makes Tylenol, said its study of 1,500 heavy Tylenol users showed no heart attacks or strokes for a year. "In addition, published studies of acetaminophen used for as long as two years have not demonstrated an increased risk of these cardiovascular events," the company said.

Source : Scientific American

3 commentaires:

fdurepai a dit…

Comme souvent il ne s'agit pas d'une étude mais de digest et de phrases piochées à droite à gauche et accolées .
Je découvre qu'aspirine (aspégic , kardégic )et paracétamol (daffalgan , efferalgan , doliprane etc) sont pourvoyeurs chez un quart à un tiers des utilisateurs réguliers d'une augmentation des chiffres tensionnels (apparemment sans conséquence cliniques ).Si ces données étaient avérées , cela signifierait que naproxinod aurait un avantage non seulement par rapport aux AINS classiques , mais aussi par rapport à l'aspirine , utilisée pour ses vertus antalgiques et anti-inflammatoires et le paracétamol , qui lui n'est qu'antalgique et pas anti-inflammatoire .
Dans le cadre de la prévention des accidents cardio-vasculaires , l'aspirine est utilisée à faible dose (60 à 180 mg/j) , il m'étonnerait qu'à ces doses elle génère un surcroît tensionnel , mais enfin , simple supposition.
Il faut savoir que pour l'aspirine , les différents effets thérapeutiques apparaissent au fil de l'augmentation des doses .Ainsi à de très faibles doses (exemple sus-cité) elle est anti-agrégant plaquettaire , mais si on augmente les doses , apparait l'effet antalgique , puis anti inflammatoire (3 grammes par jour , et à cet dose , ok , on observe une TA augmentée).
Je m'étonne par ailleurs de ne jamais voir rapporté les effets liés à une drogue qui provoque une vaso-dilatation (oedème , céphalées). Ces effets n'ont pas été observés lors des essais incluant le naproxinod ?
Voilà , un peu en vrac quelques questions et remarques .
A suivre...

fdurepai a dit…

Une autre remarque dans un registre différent ,celui d'un médecin prescripteur (je ne suis pas généraliste , ni rhumato), donc je ne prescris pas d'AINS.
Je sais que quand un labo me présente un nouveau produit je me demande toujours si c'est vraiment vrai ce que raconte le labo et je recherche systématiquement s'il essaie de m'enfler en enrobant bien sa com. En fonction de la pertinence et de l'évidence ( ou pas ) de ses arguments , je vais décider de prescrire sa molécule :
jamais dans 70 % des cas car j'estime qu'elle ne présente pas d'intérêt suffisant pour que je m'y mette, éventuellemnt dans 20 % des cas et régulièrement (ce qui sous-entend A LA PLACE de celle que j'utilisais auparavant) dans moins de 10 % des cas .
En ce qui concerne la future (souhaitons le) irruption du naproxinod sur le marché , il me semble que le taux de remplacement de leur(s) ancien(s) AINS par le naproxinod par mes collègues et néanmoins amis , risque d'être très élevé . Pourquoi? Parce que le traumatisme laissé par VIOXX et CELEBREX parmi la population médicale est, me semble t'il , important, et lorsque les délégués médicaux vont annoncer la non-augmentation de TA et l'innocuité cardio-vasculaire , les médecins vont , à mon sens , switcher rapidement et en masse .(A titre anecdotique j'ai même un collègue dont la mère est morte d'un IDM après avoir pris du Celebrex).
Il y a des nouveaux médicaments , d'une manière générale, qui sont porteurs d'amélioration pour les malades , mais avec des risques d'effets secondaires importants à la clé (c'est le cas actuellement des anti_corps monoclonaux , dont certains ont provoqué des catastrophes lors des essais thérapeutiques , plusieurs décés sur une branche de l'essai). Pour l'anecdote , les gens partaient en état de choc gravissime (hTA , arrêt cardiaque) et les patients-cobayes se demandaient avec angoisse s'ils avaient eu le médoc ou le placebo.Ils ont été fixés rapidement puisqu'il y a eu 100 % de chocs parmi ceux qui avaient reçu (en aveugle donc) l'Ac monoclonal.
Cette petite digression pour conclure que naproxinod , en tant que molécule survenant après une tempête médiatique et médicale , devrait s'imposer rapidement.
Un seul truc à voir : pour l'instant il n'a l'air d'avoir que des effets positifs , faudrait éclaircir ça .
A suivre...

Anonyme a dit…

Pour fdurepai
Monsieur,
je vous remercie de votre commentaire intéressant et notamment sur la propension d'un certain nombre de vos collègues à passer au naprox. J'en ai parlé autour de moi et notamment à des médecins qui m'ont dit qu'ils attendraient certainements plusieurs années avant de la prescrire car les éventuels effets secondaires (peut-être inconnus jusqu'alors) ne se révèlent pas avant ce laps de temps. Qu'en pensez-vous? Merci de votre réponse