2007-10-03

SG Vs CM-CIC : qui a raison ?

NICOX : qui a raison ?
2007-10-03 | Actualités sociétés
Jean Laverne AGsmallcaps Toronto

Les avis des analystes divergent sérieusement sur le dossier NICOX : d’un côté CM-CIC Securities maintient son objectif à 26 euros, de l’autre SOCIETE GENERALE, initiant la couverture du titre dans le jargon du métier, conseille de vendre le titre avec un objectif de 13.70 euros. La différence d’objectif entre les deux est de taille : 90% de différence.

Cela a de quoi perturber l’actionnaire….

Les arguments sont les suivants :

La banque considère que le cours actuel intègre les redevances et les paiements d’étapes, ainsi que le Naproxcinod, et doute du succès commercial du produit malgré l’heureux dénouement face à son concurrent le « Prexige » débouté par la FDA.

SG revient sur les malheurs du « Vioxx » et du « Prexige » pour anticiper le scepticisme des futurs investisseurs.

Il n’en fallait pas plus, dans le contexte actuel pour provoquer une nouvelle baisse du titre dans de confortables volumes, et en direction des 16 euros, seuil qu’AGsmallcaps considère comme particulièrement attractif pour se renforcer.

Cette prise de position de SG n’est bien entendue pas du tout favorable au titre et même si leur analyse n’est pas, à notre avis, conforme au potentiel du titre.

AGsmallcaps considère que la valorisation de CM-CIC Securities est objectivement plus sérieuse et logique, et peut être plus indépendante…. Ce qu’il faut analyser, plus que de savoir qui a raison, est le poids de cet avis sur le titre.

Cet épisode ne porte pas à ce que nous modifions notre avis moyen terme, et demeurons en accord avec l'analyse de CM-CIC Securities.

1 commentaire:

Loupinot a dit…

article boursier.com

NicOx : un avis négatif... bienvenu ?
03/10/2007 - 13h23 DIVERS
(Boursier.com) - Unanimement, les dirigeants des entreprises de biotechnologies (en
particulier appliquées à la recherche thérapeutique) estiment que le 'spiel' sur les
valeurs du secteur constitue une grave erreur. Fatalement, étant donné le risque
inhérent aux activités de R&D, le spéculateur qui se contente de surfer sur la
volatilité d'un titre s'expose tôt ou tard à une grosse déconvenue. Or, un investisseur
déçu risque de s'éloigner définitivement du secteur. Beaucoup de déçus, et c'est
toute une partie du financement de l'industrie qui est partiellement remis en cause.
La mésaventure Genset au début des années 2000 en a été l'illustration : l'action de
cette société de génomique éligible au "règlement mensuel" avait connu des pics
inavouables sur la base d'un portefeuille comprenant essentiellement une molécule,
baptisée famoxin, supposée agir sur le système métabolique. Molécule qui n'a
jamais dépassé... le stade pré-clinique. Après de nombreuses péripéties (dont la
démission du chercheur ayant mis au point la molécule, stigmatisant au passage la
surexploitation médiatique de sa propre découverte) et une division par dix du cours
en une année, peu ou prou, le suisse Serono avait racheté Genset courant 2002
pour une petite fraction de sa capitalisation à l'époque de la "bulle" (pour l'anecdote,
inutile de chercher une trace de famoxin dans le pipeline actuel de Serono). Cette
affaire avait donc laissé un très mauvais souvenir dans l'esprit des boursicoteurs.
Les spécialistes citent encore l'épisode Genset comme un des éléments ayant
contribué à faire fuir les investisseurs, jusqu'au récent retour en grâce des biotechs
(2005/2006).
Un engouement irraisonné peut donc aboutir à un résultat finalement dommageable
pour toutes les parties prenantes. Dans ce contexte, prendre un peu de recul sur le
secteur ne fait jamais de mal. L'étude de la SG CIB initiant NicOx à la vente, qui a
fait le tour de la place ce matin, a provoqué une levée de bouclier chez certains
fervents supporters du dossier. Et pourtant : rien que de plus sain finalement qu'un
avis contrariant face à un consensus majoritairement positif. Le bureau d'études
s'est formé une conviction, c'est parfaitement son droit, et en fait part à ses clients,
c'est son métier. A ces derniers de décider si la pertinence et l'utilité de cette
prestation d'analyse valent le prix qu'ils en acquittent.
Il paraît malvenu pour d'autres investisseurs de crier au scandale en prenant
connaissance d'une étude... qui ne leur est pas destinée. Chacun devrait au
contraire tirer bénéfice d'une forme de "due diligence" permanente, en évaluant
régulièrement ses investissements, sans refuser a priori d'examiner tout argument
opposé.
Concernant NicOx, le potentiel indéniable de la technologie de libération d'oxyde
nitrique ne doit pas faire oublier que la société reste soumise aux aléas de toute
société de recherche pharmaceutique, et notamment dans le cas du naproxcinod,
que même à ce stade relativement avancé de recherche et malgré la levée de
plusieurs obstacles (le fait que la FDA n'ait pas demandé d'étude à long terme sur
les effets cardio-vasculaires du produit par exemple) le succès n'est pas garanti.
Une prudence dont ne se départissent pas les dirigeants de NicOx eux-mêmes.
Bien qu'ayant le courage et l'optimisme chevillés au corps, le PDG, Michele Garufi,
souligne volontiers que "rien n'est jamais gagné", et que les équipes doivent
continuer à travailler avec application pour bâtir le succès de la société - sans se
laisser distraire par les évolutions à court terme du marché boursier.
Sur le composé phare "nous n'avons encore terminé qu'une étude, il est important
que les deux autres en confirment la teneur", a récemment déclaré M. Garufi.
Même si à ce jour toutes les données cliniques obtenues vont dans la bonne
direction et permettent de rester "très confiants".